Rapport d’activité 2025 : la STM prend les moyens nécessaires pour protéger sa mission

Communiqué

La Société de transport de Montréal (STM) rend public son Rapport d’activité 2025 marqué par la modernisation de ses pratiques pour protéger sa mission face à l’évolution des réalités financières, organisationnelles et sociales auxquelles elle fait face.

« La révision de nos façons de faire jumelée à nos efforts d’optimisation budgétaire auront fait de 2025 une année décisive pour la capacité de la STM à continuer de pouvoir livrer un transport public performant, fiable, sécuritaire et à moindre coût dans les années à avenir. Les décisions stratégiques que nous avons prises visent à assurer que la communauté montréalaise, qui réalise plus d’un million de déplacements par jour dans nos réseaux, puisse continuer de compter sur nous pour leur offrir ce service indispensable. » 
– Marie-Claude Léonard, directrice générale de la STM

Une année marquée par des négociations syndicales

En 2025, quatre des six accréditations syndicales étaient activement en négociation de leur convention collective. Dans un cadre financier ferme, la STM a mené des discussions rigoureuses, ouvertes aux compromis et résolument ancrées dans la volonté de faire évoluer les façons de faire pour assurer la performance du réseau et la pérennité du service.

Au gré des moyens de pression entraînant des perturbations pour la clientèle, la STM a travaillé avec ses partenaires syndicaux pour maintenir un maximum de services essentiels afin de minimiser les répercussions sur la collectivité.

Au 31 décembre 2025, deux ententes avaient été entérinées et une entente de principe conclut. En date du 7 mai 2026, quatre ententes ont été entérinées et les négociations suivent leur cours avec les deux autres syndicats.

Un achalandage affecté par des grèves et des facteurs démographiques

Avec 293,9 millions de déplacements effectués en 2025, l’achalandage a connu une diminution de l’ordre de 6,6 % par rapport à l’année précédente. Cette variation est notamment attribuable à une baisse démographique liée, entre autres, aux nouvelles mesures d’immigration. La diminution du nombre d’étudiants étrangers dans la métropole, des utilisateurs importants du transport collectif, en est un exemple.

Les périodes de grèves liées aux négociations des conventions collectives ont également joué un rôle dans la diminution de l’achalandage en raison de coupures de service ponctuelles.

Des plaintes en diminution

Globalement, le nombre de plaintes logées à l’égard des services de la STM en 2025 a connu une diminution de l’ordre de 10 % par rapport à 2024. L’amélioration est particulièrement marquée pour le métro (-13 %) et le transport adapté (-31 %).

Le réseau de bus a connu une légère augmentation (+6 %) qui s’explique largement par les perturbations de service liées aux grèves. Sans ce facteur exceptionnel, la tendance aurait été plutôt stable ou en diminution.

Des mesures additionnelles pour le sentiment de sécurité

En 2025, les enjeux de cohabitation sociale ont continué de se manifester dans le réseau de la STM. Face à l’augmentation des incivilités dans le métro et à la baisse du sentiment de sécurité par rapport à l’année précédente, la STM a intensifié ses actions. 

Des mesures temporaires ont été déployées dans le métro, dont la mise en place de l’obligation de circuler, le réaménagement d’espaces dans certaines stations et une présence accrue du personnel. Les effets positifs observés ont mené à la reconduction de l’obligation de circuler jusqu’au 30 avril 2026. Parallèlement, la STM a renforcé son approche humaine et préventive en intensifiant la collaboration avec les partenaires sociocommunautaires.

Une révision du modèle d’affaires au transport adapté

La modernisation des pratiques s’est également manifestée dans l’évolution du service de transport adapté amorcé par la STM. Comme 90 % des déplacements étaient déjà assurés par des partenaires externes, la STM a entamé l’uniformisation de son service en leur confiant la totalité des opérations, à partir de 2026. Cette décision vise à améliorer la disponibilité des véhicules et à soutenir l’engagement de zéro refus de déplacement, dans un contexte de forte augmentation de la demande liée au vieillissement de la population et à la diversification des besoins de la clientèle. 

Cette démarche se fait en collaboration étroite avec le milieu associatif, en portant une attention particulière à l’accompagnement de la clientèle, à la formation des chauffeurs et au maintien du même standard de qualité.

L’évolution s’est aussi traduite par de nouvelles ententes contractuelles, dont un partenariat avec la Société de transport de Laval.

Des projets pour bonifier les réseaux de bus et métro

Le Projet ligne bleue a franchi un jalon majeur avec l’arrivée du plus imposant tunnelier jamais vu au Québec, qui creusera le tunnel du prolongement sur 4,6 km. À cette étape s’ajoute la progression des travaux sur les chantiers des cinq futures stations ainsi que l’annonce de leur nom. Le budget et l’échéancier prévus demeurent respectés.

Parmi les autres projets notables réalisés en 2025, notons la mise en service de la deuxième section du Service rapide par bus Henri-Bourassa, la mise en accessibilité de la station Atwater et les raccordements de la nouvelle antenne Deux-Montagnes du Réseau express métropolitain (REM) aux stations McGill et Édouard-Montpetit.

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