Inspecteurs et constables spéciaux


Au-delà de l'uniforme

Pour mieux comprendre le travail des inspecteurs et des constables spéciaux de la STM, URBANIA a accompagné Jackson et Annie, tous deux constables spéciaux, le temps d’une journée dans le réseau! Visionnez la vidéo ici.

Une équipe au cœur de vos déplacements

Les inspecteurs et constables spéciaux patrouillent le réseau jour et nuit pour assurer la sécurité de tous et la fluidité des déplacements ainsi que pour faire respecter les règlements. La prévention et l’accompagnement de la clientèle sont au cœur de leur travail. Chaque jour, ils désamorcent une foule de petits événements qui pourraient avoir un impact sur le service de métro ou de bus.

L’équipe Sûreté et contrôle, ce sont :

  • 164 inspecteurs et constables spéciaux
  • 1 surintendante
  • 4 capitaines chefs de section
  • 7 lieutenants aux opérations
  • 10 sergents (superviseurs aux opérations)
  • 2 lieutenants-instructeurs accrédités par l’École nationale de police du Québec
  • 4 préventionnistes

Et parce que la représentativité des différentes communautés montréalaises nous tient à cœur, l’équipe Sûreté et contrôle est composée à 35 % de personnes issues de la diversité. D’ailleurs, 20 langues différentes sont parlées au sein de l’équipe! 

Vous souhaitez faire un commentaire ou une plainte concernant une situation liée à un constable spécial? Contactez-nous par le biais du formulaire en ligne ou par téléphone.

D’inspecteurs à constables spéciaux

Les inspecteurs sont progressivement formés pour devenir constables spéciaux, un rôle bien présent dans les transports collectifs de toutes les grandes villes canadiennes, mais encore méconnu au Québec. Ce statut est incontournable pour permettre à nos inspecteurs d’être pleinement en soutien de notre clientèle et de nos employés. Les premiers constables spéciaux ont été assermentés à l’été 2021, et d’autres cohortes complèteront leur formation dans la prochaine année.

 

Voici quelques mythes à déboulonner pour mieux comprendre le rôle des inspecteurs et constables spéciaux.

Faux

Mais… Il est vrai qu’aux heures de pointe, on les retrouve souvent aux endroits les plus achalandés du réseau, notamment pour assurer la fluidité des déplacements. Toutefois, ils sont toujours prêts à se déplacer rapidement en cas de problème ailleurs dans le réseau, en métro ou en auto. Et il faut dire qu’avec 71 km de réseau métro et 227 lignes de bus répartis sur un territoire de 500 km2, surveiller l’ensemble du réseau 24 h sur 24, 7 jours sur 7 n’est pas une mince tâche!

En journée et en soirée, 60 % des inspecteurs et constables spéciaux en poste sont affectés à la région Centre-Ouest (qui inclut le centre-ville) et 40 % sont affectés à la région Est. Les équipes couvrent les réseaux bus et métro dans chacune de ces deux régions. La nuit, puisque le métro est fermé et que moins de lignes de bus sont en service, l’équipe en fonction couvre l’ensemble du territoire. Il y a aussi chevauchement entre les quarts de travail afin d’assurer une présence constante sur l’ensemble du réseau, jour, soir, et nuit!

Si vous avez besoin d’aide et que vous ne voyez pas d’inspecteur, adressez-vous à n’importe quel employé de la STM ou décrochez l’un des téléphones aux points d’assistance situés sur les quais. Tout sera mis en branle rapidement pour que vous receviez l’aide dont vous avez besoin.

Vrai

Ils suivent une formation de 14 semaines à l’École nationale de police du Québec (ENPQ) à Nicolet et sont des professionnels spécialisés dans la sûreté des transports collectifs. C’est une profession méconnue au Québec, mais elle n’en constitue pas moins une fierté et surtout : elle n’est pas en compétition avec la profession de policier! Au contraire, la complémentarité est l’approche privilégiée pour assurer la sécurité de tous. Les inspecteurs et constables spéciaux travaillent donc en étroite collaboration avec les services policiers, plus précisément l’unité métro du SPVM, le SPL (Laval) et le SPAL (Longueuil).

Le constable spécial a une formation plus spécifique qui couvre entre autres sujets les aspects légaux, les infractions criminelles dans un contexte de transport collectif, les pouvoirs et devoirs en droit criminel, les biais inconscients (profilage) et la déontologie policière. L’inspecteur est ensuite assermenté devant un juge de la Cour du Québec et devient alors constable spécial.

Pour en savoir plus sur la formation des inspecteurs et constables spéciaux de la STM

Faux

Le processus d’embauche et la formation à suivre avant de pouvoir obtenir le titre d’inspecteur ou de constable spécial est à l’image du rôle que les candidats retenus devront assumer : enrichissant, mais très exigeant!

Nous recevons en moyenne 500 candidatures par année pour le poste d’inspecteur à la STM. De ce nombre, moins de 300 candidats répondent aux exigences de base (expérience professionnelle, parcours académique, etc.) et sont invités à une séance d’information. Si les candidats sont toujours intéressés, ils passent au test de jugement : ce sera la première ronde d’élimination! Ensuite vient le test physique, puis les mises en situation. À cette étape, seulement 50 % des candidats réussissent normalement à passer à l’étape suivante : l’entrevue comportementale. Quelques vérifications d’usage complètent le processus, puis les meilleurs candidats se voient offrir un contrat d’embauche à condition de réussir la formation de l’ENPQ.

Chaque année, il y a graduation de seulement une ou deux cohortes, selon les besoins de la STM et la capacité de l’ENPQ. Tout le processus d’embauche est très rigoureux : au moindre doute, une candidature peut être mise de côté!

Faux

Constables spéciaux - Assistance clientLes inspecteurs et constables spéciaux ont bien sûr la responsabilité de s’assurer que chacun paie son titre de transport, mais c’est loin d’être leur unique rôle! En fait, une grande partie de leur travail consiste à faire des interventions préventives qui permettent d’éviter de nombreux incidents et arrêts de service. En 2020, ils ont répondu à des appels d’intervention à 31 628 reprises alors que 5 704 constats d’infraction ont été émis selon les règlements sur les comportements et la tarification.

Ils doivent aussi :

  • Assurer la fluidité des déplacements lors de périodes d’achalandage.
  • Accompagner toutes les clientèles en travaillant de concert avec les partenaires et organismes.
  • Soutenir les employés sur le terrain, qui peuvent informer à tout moment un inspecteur d’une situation à gérer.
  • Jouer un rôle de premier plan lors d’interruptions de service pour le contrôle d’accès à la station et aux quais, l’accompagnement de la clientèle en cas d’incident et la fluidité des déplacements.
  • Veiller sur les installations et s’assurer que les chantiers en cours, arrière-gares, locaux, terminus, stationnements, centres de transport, stations, etc. soient sécurisés.

Et pour que chaque petit événement du quotidien soit transparent dans vos déplacements, ils collaborent avec de nombreux partenaires internes (salle de contrôle, employés en station, chauffeurs, etc.) et externes (Urgences-santé, SPVM, etc.). Les inspecteurs et constables spéciaux vous le diront : on ne s’ennuie jamais, dans le réseau!

Faux

Ce nouveau titre signifie que les rôles et responsabilités de l’inspecteur évoluent et que ce dernier pourra mieux assurer la sécurité de tous. Le mandat premier de l’équipe Sûreté et contrôle reste le même : accompagner la clientèle au quotidien. Le constable spécial peut toutefois prendre action dans des situations où il était impossible de le faire avant, ce qui améliore la rapidité de réponse auprès du client dans le besoin.

Quelques exemples de situations où le constable pourra intervenir :

  • Lorsqu’un client ou un employé est victime d’agression ou d’un autre acte criminel, le constable spécial pourra, avec motifs raisonnables, procéder à l’arrestation de l’agresseur pour le confier au service policier.
  • Si une personne en situation de crise représente un risque pour sa propre sécurité ou celle de quelqu’un d’autre, le constable pourra prendre les mesures qui s’imposent. 
  • Si des véhicules stationnés bloquent une zone de débarcadère ou les voies réservées, le constable pourra émettre des contraventions.

Aussi, la transparence et la responsabilité légale seront accrues, car les constables seront assujettis à la Loi sur la police et donc à l’autorité du Commissaire à la déontologie policière. Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) peut aussi être saisi d’une enquête, selon les modalités prévues à la Loi sur la police. Ceci vient bonifier les processus stricts déjà en place à l’interne, en plus du code de conduite des employés de la STM. 

Faux

L’équipement permis pour les constables spéciaux demeurera le même que pour les inspecteurs, soit le bâton télescopique, qui peut être utilisé à des fins défensives. Dans toute intervention, la clé pour nos inspecteurs et constables spéciaux est d’abord et avant tout d’obtenir un dénouement pacifique en mettant la communication au cœur de leurs interventions afin de désamorcer toute situation problématique.

Faux

Bien sûr, nous avons des règlements et l’un des rôles de l’inspecteur est de les faire respecter pour assurer la sécurité de tous. Mais les inspecteurs et constables spéciaux font preuve de jugement chaque jour dans leurs interventions avec tous les types de clientèles, et les personnes en situation d’itinérance ne font pas exception.

Le plan hivernal, en partenariat avec la Société de développement social (SDS), vise à assurer un accompagnement plus soutenu des inspecteurs par des intervenants sociaux. L’objectif : faire de la prévention, prêter assistance et ne laisser personne au froid!

Par période de grand froid, nous collaborons donc avec différents organismes pour venir en aide aux gens et assurer la quiétude de tous. Parmi les mesures mises en place, la STM offre un bus à la Mission Old Brewery pour assurer les déplacements sécuritaires des personnes en situation d’itinérance vers les ressources d’hébergement d’urgence.

Finalement, une nouvelle patrouille mixte a vu le jour en 2020. Cette équipe spécialisée, appelée EMIC (Équipe métro d’intervention et de concertation) et composée d’un policier, d’un inspecteur STM et d’un intervenant social de la SDS, accompagne les personnes en situation d’itinérance afin de les guider vers les bonnes ressources. Cette patrouille offre un service axé sur la résolution des problèmes, en soutien aux inspecteurs de la Sûreté et contrôle et aux policiers du SPVM dans le réseau du métro.

Vrai

Lorsqu’un inspecteur ou un constable spécial a des motifs de croire que vous avez commis une infraction et que vous êtes informé de l’infraction reprochée, vous devez établir votre identité. Un refus de le faire peut, selon les circonstances, constituer une entrave au travail de l’inspecteur ou du constable spécial, qui pourrait vous détenir jusqu’à ce que vous acceptiez de le faire, en plus de vous remettre un constat d’infraction pour entrave, selon les lois en vigueur.

Et l’inspecteur, doit-il se nommer?

Oui. En plus d’avoir leur nom inscrit sur leur veste, les inspecteurs établissent leur identité (nom et matricule) à la demande du client. Ces informations se trouvent également sur les constats d’infraction, s’il y a lieu.

Les policiers du Service de police de la Ville de Montréal

Des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sont directement affectés au métro et dans les aires avoisinantes afin de veiller à la sécurité des clients et des commerçants. Ils ont également pour mandat de réduire la fréquence des comportements inquiétants et des incivilités, et ce, afin d’assurer la quiétude de tous les citoyens.

Patrouille mixte

Composée d’un policier, d’un inspecteur STM et d’un intervenant social de la Société de développement social, la patrouille mixte accompagne les personnes en situation d’itinérance afin de les guider vers les bonnes ressources.

Haut de page