Rapport de développement durable 2020

Rapport de développement durable 2020

GRI 102-46

La Société de transport de Montréal (STM) opère un service de transport collectif sur l’ensemble de l’agglomération montréalaise, soit un territoire de 500 km2 comptant deux millions d’habitants. Les clients du réseau résident dans toute la région métropolitaine de Montréal (environ 8 000 km2 et quatre millions d’habitants).

Dans la continuité des éditions précédentes publiées annuellement depuis 2008, le Rapport de développement durable 2020 rend compte de la performance environnementale, sociale et économique de la STM. Il fait état des avancées et résultats des neuf chantiers du Plan de développement durable 2025.

Son contenu est en lien avec l’analyse de pertinence menée en 2017 auprès des parties prenantes internes et externes de la STM. Pour chaque enjeu pertinent, l’entreprise tient compte des impacts potentiels et met en place des mesures appropriées. Les objectifs et cibles présentés dans les neuf chantiers de son Plan de développement durable 2025 assurent une bonne gestion de ces enjeux. Différents outils de gouvernance viennent en encadrer les activités, dont :

  • La Directive sectorielle en approvisionnement responsable;
  • Le Code de conduite des fournisseurs;
  • Le Système de gestion environnementale;
  • La Directive sectorielle d’acceptabilité sociale des projets.

Les rapports de développement durable de la STM sont toujours vérifiés par la Global Reporting Initiative (GRI), référence mondiale en matière de reddition de compte en développement durable. Ce rapport a été préparé en conformité avec les normes GRI : option de conformité essentielle. Il découle de la Politique corporative de développement durable, du Plan de développement durable 2025, et de la Charte de développement durable de l’Union internationale des transports publics.

Le Rapport de développement durable 2020 ne fait pas l’objet d’une vérification par une tierce partie externe. Il porte sur la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2020 et couvre l’ensemble des sites et des secteurs d’activités de la STM. Durant cette période, aucun changement significatif de taille, de structure ou de capital de l’organisme n’est survenu.

Tous les indicateurs présentés dans ce rapport et dans le tableau complet des indicateurs de développement durable 2011-2020 qui l’accompagne ont été calculés selon une méthode documentée et ont fait l’objet d’un processus de collecte et de validation rigoureux conformément aux recommandations de la Vérification générale de la STM. Ces travaux assurent la véracité et la traçabilité de l’ensemble des informations.

Le présent rapport s’adresse à l’ensemble des parties prenantes de la STM. En complément, les informations suivantes sont disponibles sur le site web de la STM à l’adresse www.stm.info/dd.

Pour toute question concernant le Rapport de développement durable 2020, veuillez nous écrire à l’adresse dd@stm.info.

La STM est un acteur majeur de la lutte contre les changements climatiques. Pour chaque tonne de GES émise par ses activités, elle permet d’en éviter 20 dans la région de Montréal. En plus de cette contribution régionale, la STM vise à être exemplaire en réduisant ses propres émissions et en étant un leader en électromobilité.

Émissions totales de GES

Les émissions totales de GES de la STM ont diminué de 8,9 % par rapport à 2019 pour atteindre 144 833 tonnes éq. CO2. Cette variation s’explique notamment par :

  • La diminution de 8,2 %, soit 9 992 tonnes éq. CO2, des émissions de GES des bus, bien que l’offre de service ait été maintenue à un niveau comparable à 2019;
  • La diminution de 6,3 % des consommations de gaz destinées au chauffage des bâtiments de surface;
  • La baisse de 52,8 % des émissions de GES du transport adapté par taxi liée à la réduction des activités dans le contexte de la pandémie;
  • L’augmentation de 39 % des autres émissions directes, qui représentent 0,9 % du total des GES, en raison de l’ajout de bus climatisés et de leurs fuites frigorigènes estimées.

Émissions totales GES de 2015 à 2019 par type d'émissions

Émissions de GES (tonnes éq. CO2)* 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Écart 2018-2019
Émissions directes des sources mobiles
132970
133719
131789
131684
127257
116827
-8,2%
Émissions directes des sources fixes
25128
25375
24528
26885
26189
24466
-6,6%
Autres émissions directes
2382
686
483
664
888
1238
39,4%
Émissions indirectes (électricité et transport adapté)
4206
4139
4337
4416
4672
2302
-50,7%
Émissions totales de GES
164687
163919
161136
163648
159006
144833
-8,9%

* Les facteurs d'émissions utilisés pour l'inventaire des émissions de GES ont été mis à jour suite à la publication du "Rapport d'inventaire national 1990-2018 : Source et puits de gaz à effet de serre".

Émissions des bus

Les émissions de GES des bus par place-km ont diminué de 7 % entre 2019 et 2020 pour atteindre 29,0 g éq. CO2. La cible fixée à l’horizon 2025 est dépassée depuis 2019.

1.	Graphique Émissions de GES des bus par place-km (g éq. CO2). En 2015 33,1, en 2016 33,3, en 2017 32,1, en 2018 32,0, en 2019 31,1, en 2020 29,9, la cible pour 2020 est de 32,4 et pour 2025 de 31,1.

Cette amélioration s’explique principalement par :

  • L’augmentation de la part des bus hybrides et électriques du parc de bus. En 2020, la STM a ajouté à son parc 220 bus hybrides et deux bus électriques, et disposé de 143 bus diesel en fin de vie utile. Ainsi, la part de bus hybrides et électriques dans le parc de bus est passée de 23,8 % en 2019 à 34,2 %;
  • La diminution de la fréquence des phases d’accélération et de décélération en lien avec la diminution de l’achalandage et le fait que les bus s’arrêtent moins souvent.

La STM ajuste l’utilisation du biodiesel à base de gras animal et huiles usées B5 en fonction de la rigueur hivernale. En 2020, la concentration moyenne annuelle de biodiesel est passée de 3,7 % à 3,3 %. L’usage du biodiesel a ainsi permis une réduction d’émissions de GES à hauteur de 3 739 tonnes éq. CO2.

Au cours de l’hiver 2020, la STM a testé deux nouveaux modèles de chauffage auxiliaire électrique en remplacement du chauffage auxiliaire diesel : un pour les bus diesel et l’autre pour les bus hybrides. Une douzaine de bus ont été équipés, s’ajoutant aux bus hybrides de 2020 qui sont déjà équipés d’un système de chauffage auxiliaire électrique. Leur performance sera suivie et un rapport sur la suite du projet sera émis au cours de 2021. Ces systèmes permettront de réduire les émissions de gaz contribuant au smog, la consommation de certaines composantes tels les filtres, et les besoins d’entretien.

Les bus hybrides reçus fin 2019 et en 2020 sont également équipés de la télémétrie. En 2020, les premiers résultats ont démontré une diminution de la consommation de carburant de 11 % en comparaison des bus hybrides de 2018. Leur système de climatisation équipé d’un compresseur à vitesse variable incluant un système amélioré de distribution de l’air, ainsi que le chauffage auxiliaire électrique, ont contribué à cette diminution.

Émissions de GES par passager-km

Les émissions de GES par passager-km, soit le ratio entre les émissions de GES totales de la STM et le cumul des distances parcourues par les clients sur le réseau dans l’année, sont directement affectées par la diminution de l’achalandage en 2020 et font un bond de 97 % pour atteindre 80,1 g éq. CO2. Bien que la cible 2025 de cet indicateur avait été dépassée dès 2017, l’année 2020 constitue sans équivoque une année exceptionnelle et le résultat de cet indicateur doit être placé dans son contexte : celui du maintien de l’offre de service par la STM à un niveau similaire à 2019 pour assurer son rôle de service essentiel et d’une baisse drastique de l’achalandage due à la pandémie de COVID-19.

Il est également important de mentionner que les kilomètres parcourus par les clients sont basés sur l’achalandage auquel on applique le profil des déplacements typiques. Ces déplacements typiques sont issus des données de l’Enquête Origine-Destination 2018 qui démontrent une augmentation de la part des déplacements en métro par rapport à l’Enquête Origine-Destination 2013 précédemment utilisée. De plus, les résultats de l’Enquête Origine-Destination 2018 sont basés sur les comportements de clients sondés dans un contexte pré-pandémie.

2.	Graphique Émissions totales de GES par passager-km (g éq. CO2). En 2015 47,5, en 2016 47,0, en 2017 44,7, en 2018 43,3, en 2019 40,7, en 2020 80,1, la cible pour 2020 est de 46,2 et pour 2025 de 44,7.

* Les facteurs d'émissions utilisés pour l'inventaire des émissions de GES ont été mis à jour suite à la publication du "Rapport d'inventaire national 1990-2018 : Source et puits de gaz à effet de serre".

Travaux sur les émissions de GES évitées

En 2016, la STM a réalisé une étude en collaboration avec plusieurs partenaires pour quantifier les émissions de GES évitées par le transport collectif de la région métropolitaine de Montréal. L’objectif de cette étude était de développer une méthodologie fiable et reconnue qui permette de comparer les résultats obtenus pour Montréal à d’autres grandes villes nord-américaines.

La STM a poursuivi en 2020 ses démarches en vue d’aider d’autres sociétés de transport membres de l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ) et de l’Union internationale des transports publics (UITP) à évaluer les émissions de gaz à effet de serre évitées par le transport collectif sur leur territoire. Les travaux vont se poursuivre en 2021.

Qualité de l’air dans le métro

Les mesures périodiques de la qualité de l’air dans le métro visent à assurer un environnement sain à la clientèle et aux employés. Les campagnes de mesures de la qualité de l’air ont été réalisées aux mois de juin, septembre et décembre dans les stations Berri-UQAM, Jean-Talon, Lionel-Groulx et Snowdon.

Les paramètres évalués au cours de ces campagnes sont la température, l’humidité relative, le monoxyde de carbone (CO), le dioxyde de carbone (CO2), le monoxyde d’azote (NO), le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines.

Les résultats obtenus montrent encore cette année des concentrations de contaminants de l’air respectant les valeurs prescrites au Règlement sur la santé et la sécurité au travail (RSST), les recommandations de l’American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Compensation des déplacements en avion

Pour compenser les émissions de GES des déplacements en avion des membres du conseil d’administration, du comité de direction et de ses employés, la STM a soutenu encore cette année le projet Paradigm. Ce projet, certifié Gold Standard International de l’organisme Planetair, permet de subventionner la fabrication de fours efficients et d’unités de traitement d’eau potable au Kenya.

Les déplacements compensés par la STM ont représenté 52 tonnes éq. CO2, une diminution importante comparativement à 2019 qui s’explique par la réduction des déplacements en raison de la pandémie.

Électrification des transports

Le taux de déplacements ayant recours à l’électricité a augmenté de 5,6 points pour atteindre 82,2 %, dépassant la cible de 2020. Cette hausse s’explique principalement par la croissance du parc de bus hybrides et électriques. Tout comme pour les émissions de GES par passager-km, cet indicateur est aussi influencé par les variations entre les résultats de l’Enquête Origine-Destination 2018 et de l’Enquête Origine-Destination 2013.

3.	Graphique Déplacements sur le réseau ayant recours à l’électricité en pourcentage. En 2015 69,5, en 2016 69,7, en 2017 71,3, en 2018 73,7, en 2019 76,6, en 2020 82,2, la cible pour 2020 est de 79,7 et pour 2025 de 88,6.

Malgré la pandémie et ses impacts sur le réseau de transport, la STM réitère son engagement envers l’électrification de son réseau de surface, en visant à n’acheter que des bus électriques à compter de 2025.

Bus électriques à grande autonomie

Au cours de l’année, la STM a poursuivi les essais sur la tête de série qui visent à tester l’autonomie et le degré de confort du bus New Flyer.

En plus des normes et standards de l’industrie, la STM teste les bus en fonction de standards élaborés à l’interne pour tenir compte du contexte d’une ville comme Montréal, de sa réalité hivernale et de l’état des chaussées lors des changements de saison.

Ces tests permettent aux équipes de la STM de se familiariser avec ces nouvelles technologies et de recueillir de nombreuses données pour optimiser le fonctionnement et l’entretien du véhicule.

La STM a reçu en septembre 2020 un deuxième bus. En 2021, le centre de transport Stinson en accueillera 28 de plus, pour un total de 30. Une mise en service clientèle graduelle est prévue en 2021.

Les travaux d’installation des équipements nécessaires à la recharge de ces 30 bus électriques à grande autonomie – une première à la STM – étaient presque complétés à la fin 2020. Ainsi, Stinson sera un des premiers centres de transport au Canada à effectuer la recharge de ses véhicules par le biais de neuf pantographes inversés installés au plafond, à l’intérieur du bâtiment. Une solution ingénieuse, retenue pour permettre de maximiser l’espace disponible et assurer l’efficacité et la flexibilité des opérations de recharge.

Midibus électriques

Les quatre midibus électriques de 9 m de BYD ont été livrés en mars 2020. Plusieurs travaux préparatoires ont été effectués, dont l’instrumentation de deux midibus. La STM peut ainsi mesurer les impacts sur les différents processus de planification, d’exploitation et d’entretien. La mise en service de ces bus est prévue pour 2022.

Projet Cité Mobilité

C’est en 2020 que les deux derniers bus électriques du projet Cité Mobilité ont été mis en service, faisant de la ligne 36 – Monk la première ligne de bus 100 % électrique au Canada.

Ce projet débuté en 2017 aura permis d’évaluer l’impact de l’électrification sur la planification du réseau, l’entretien, la livraison du service et l’expérience client. Pour chaque secteur mentionné, les impacts associés ont été évalués et documentés par les équipes de la STM afin de mieux définir les prochaines étapes vers l’électrification.

Malgré quelques défis rencontrés tout au long de ces trois années en service, les bus électriques apportent aux chauffeurs et à la clientèle une quiétude qu’on ne retrouve pas dans les bus diesel. D’ailleurs, les résultats des sondages démontrent bien l’appréciation de la clientèle et des chauffeurs de leur expérience à bord des bus électriques. Le bénéfice de réduction des GES associée aux bus électriques est également un aspect apprécié tant de la clientèle que des chauffeurs.

En trois ans, les bus de Cité Mobilité auront permis une réduction des émissions de GES de 420 tonnes éq. CO2 par rapport aux bus réguliers de la STM.

Projet de démonstration des minibus du transport adapté

Ce projet vise à tester deux types de minibus électriques: un à plancher haut et un à plancher bas.

Suite à l’appel d’offres pour le minibus à plancher haut lancé en novembre 2019, un contrat a été octroyé à Girardin en 2020. La tête de série est attendue au courant de 2021 afin de procéder aux tests d’ingénierie avant une mise en service clientèle progressive. La STM est toujours en étude de marché pour un minibus électrique à plancher bas qui répond à ses besoins.

D’autre part, le contrat de fourniture des équipements de recharge a été octroyé à Siemens. Les travaux d’infrastructure et la réception des chargeurs sont prévus pour 2021.

Rappelons que ce projet de démonstration permettra d’évaluer les impacts de l’électrification sur la planification des « tournées » du transport adapté, les infrastructures du centre de transport Saint-Michel, les processus opérationnels, la gestion du parc, les opérations de maintenance et l’expérience client.

Locotracteurs électriques

Le projet de remplacement des véhicules de travaux en tunnel au diesel par des véhicules électriques s’est poursuivi. Le fournisseur a pu finaliser le montage du locotracteur tête de série en vue d’une livraison à la STM début janvier 2021. S’ensuivra une série d’essais sur le réseau de la STM avant de débuter la production des véhicules.

Ces nouveaux véhicules entièrement électriques représentent une première en Amérique. L’acquisition de ces véhicules permettra une réduction des émissions de polluants, de gaz à effet de serre et des coûts d’entretien.

Véhicules de services

Lors des remplacements de véhicules de services, la STM cherche à optimiser les émissions de GES tout en répondant aux besoins opérationnels. En 2020, plusieurs modèles 100 % électriques se sont ajoutés au parc et environ le tiers de ce dernier est maintenant composé de véhicules hybrides, branchables ou électriques.

Le taux d’émission de GES moyen du parc de ces véhicules a diminué de 6,3 % pour atteindre 186 g éq. CO2/km. Toutefois, ces efforts n’ont pas permis d’atteindre la cible fixée pour 2020 de 155 g éq. CO2/km. Plusieurs facteurs expliquent ce retard : manque de capacité pour l’installation des bornes, travaux retardés, ou attente de disponibilité sur le marché de modèles répondant aux besoins de la STM.

Indicateurs 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Cible 2020 Cible 2025

Moyenne des intensités des émissions de GES des petits véhicules routiers
(g éq. CO2 / km)

218
208
203
202
199
186
155
130

Essentielles au maintien des actifs et au développement de l’offre de service, la rénovation et la construction d’infrastructures et de bâtiments génèrent d’importants impacts sur la collectivité et sur l’environnement.

Projets d’infrastructures visant une reconnaissance Envision

Garage Côte-Vertu

Le projet du garage Côte-Vertu vise la construction d’une nouvelle infrastructure, principalement souterraine, nécessaire au stationnement et à l’entretien des voitures de métro. En 2020, les travaux de bétonnage, qui utilisent différents mélanges de béton permettant de réduire l’empreinte carbone du projet en remplaçant une partie du ciment par des rejets industriels, se sont poursuivis.

Le système de pose de voies (rails) en tunnel sur blochet a été utilisé pour installer ces équipements. Ce système permettra d’accroître la durée de vie des équipements de voies et d’en faciliter l’entretien.

Les travaux d’architecture et d’installation d’équipements mécaniques et électriques sont en cours de réalisation. L’équipe de projet a su intégrer plusieurs solutions d’efficacité énergétique qui permettront de diminuer la consommation d’énergie du projet de près de 50 % par rapport aux normes de l’industrie.

La préparation du dossier de mise en candidature Envision V2 s’est poursuivie en 2020 et le dossier sera soumis à l’Institute for Sustainable Infrastructure (ISI) en juin 2021.

Projet Vendôme

Les travaux à la station de métro Vendôme, consistant en l’aménagement d’un nouvel édicule ainsi que d’un tunnel piétonnier reliant la station, la gare de trains et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) se sont poursuivis.

Le projet Vendôme a servi de plateforme pour tester la performance et la résistance du béton utilisant de la poudre de verre. Les résultats positifs de laboratoire ainsi que des inspections de la boucle d’autobus temporaire coulée avec ce matériau en 2018 ont mené la STM à utiliser du béton avec poudre de verre pour la boucle définitive réalisée en 2019 de même que pour d’autres projets STM, tels que la boucle d’autobus de la station Viau et le stationnement du garage Côte-Vertu.

Sur le plan énergétique, l'équipe de projet a réussi à opter pour des composants plus économes en énergie, permettant de réduire la consommation d'énergie du projet de plus de 50 % par rapport aux normes de l’industrie.

Enfin, la préparation du dossier de mise en candidature Envision V2 de ce projet s’est poursuivie en 2020 et le dossier sera soumis à l’Institute for Sustainable Infrastructure (ISI) en juin 2021. 

Prolongement de la ligne bleue

Les travaux préparatoires du prolongement de la ligne bleue ont débuté en octobre 2020.

Une nouvelle phase des travaux de construction du tunnel piétonnier qui reliera le SRB et la future station située sur Pie‑IX a débuté, de même que des travaux préparatoires nécessaires à la construction d’une structure auxiliaire.

Une démarche couvrant toutes les disciplines du projet s’est poursuivie afin d’intégrer à la conception les mesures qui permettront de maximiser l’intégration du développement durable au projet et atteindre la reconnaissance Envision.

Par ailleurs, le projet fait l’objet d’une évaluation de résilience climatique. Les vulnérabilités du projet par rapport aux impacts des changements climatiques ont été identifiées et des mesures de mitigation seront intégrées à la conception du projet.

Centre d’attachement Nord-Ouest

Le projet du centre d’attachement Nord-Ouest (CANO) vise la construction d’une nouvelle infrastructure, principalement souterraine, nécessaire à l’entretien du réseau du métro. Cet ajout permettra à la STM de réduire son déficit de maintien des actifs et d’assurer la pérennité de son réseau de métro. Il est également nécessaire en prévision du prolongement de la ligne bleue.

La STM vise une reconnaissance Envision pour ce projet. Différentes évaluations et études sont présentement en cours afin d’orienter la conception et la mise en œuvre du projet pour obtenir un maximum de bénéfices de développement durable. Ce projet fera également l’objet d’une évaluation de résilience climatique.

Nouveaux bâtiments de surface visant une certification LEED

Complexe Crémazie

Le complexe Crémazie remplace l’ancienne usine construite en 1948 où on y effectue l’entretien majeur des bus. En modernisant ce lieu de travail, l’espace entre chacune des baies d’entretien sera plus grand. La hauteur libre de cette section permettra de munir deux des baies d’une passerelle pour l’entretien des éléments situés sur le toit des bus hybrides et électriques.

Les travaux de la phase 2 du projet se sont poursuivis en 2020 :

  • Grâce à un tri à la source, 88 % des résidus de construction, rénovation et démolition ont été détournés de l’enfouissement;
  • Les travaux de mise en service se sont intensifiés. Ceux-ci comptent des séances d’optimisation pour valider la performance énergétique des équipements. On s’assure également que le personnel d’entretien reçoive la documentation et la formation pertinente pour l’entretien des équipements.

Centre de transport Bellechasse

Les travaux d’excavation du futur centre de transport Bellechasse, premier centre de transport souterrain en Amérique du Nord, se sont poursuivis en 2020. Le sol a été creusé à une profondeur équivalente à cinq étages, soit 18 mètres. Depuis 2019, un million de tonnes de roc ont été retirées du site.

L’excavation étant pratiquement complétée, les coulées de béton ont pu débuter afin de procéder à la mise en œuvre des empattements, les bases sur lesquelles la structure du bâtiment sera érigée.

Comme pour les autres grands projets, les travaux de construction font l’objet d’un plan de prévention de la pollution qui vise à contrôler l’érosion des sols, la production de poussière en suspension dans l’air et la sédimentation des voies d’eau, tels que les drains d’eaux pluviales.

De plus, des stratégies de mitigation ont été prévues, telles que l’atténuation du bruit du chantier par le remplacement des alarmes de recul des équipements par celles à large bande, donc moins nuisibles pour le voisinage.

La diminution de la consommation d’eau potable et d’énergie, le choix des matériaux à contenu recyclé et les mesures de verdissement font partie des stratégies intégrées au projet en vue d’obtenir la certification LEED v4 Or.

Le projet s’est mérité deux reconnaissances en 2020 :

  • Grâce à sa conception unique, il a été sélectionné par le jury des AZ Awards parmi 1 241 soumissions provenant de plus de 45 pays. Il s’est également mérité le prix du public;
  • Le jury du Architizer A+Awards, qui chaque année célèbre les meilleurs projets d’architecture à travers le monde, a reconnu l’ingéniosité, la qualité des espaces de travail et l’intégration du développement durable du futur centre de transport en le désignant grand gagnant dans la catégorie Transport – Non construit.

Centre de transport de l’Est

La STM construira au coin de la rue Dickson et de l’avenue Souligny un nouveau centre de transport. Différents concepts ont été étudiés et évalués au cours de l’année.

Plusieurs études préparatoires à la construction de ce nouveau centre de transport qui vise la certification LEED v4 Or se sont poursuivies, dont une caractérisation environnementale phase III et une étude de caractérisation sur la valeur des arbres se trouvant sur le terrain actuel.

Autres projets

Les travaux d’agrandissement des centres de transport Anjou, Legendre et Saint-Laurent se sont poursuivis. Différentes mesures ont été intégrées, dont l’aménagement de toits verts et blancs et la plantation d’arbres additionnels afin de lutter contre les îlots de chaleur. Des équipements plus éco énergétiques et plus silencieux seront également installés. Un programme de covoiturage sera lancé dès que la situation sanitaire le permettra.

Forte de l’expérience concluante de la boucle d’autobus du projet Vendôme, la STM a intégré du béton utilisant de la poudre de verre issue de verre post-industriel dans les trottoirs et la boucle d’autobus situés à la station Viau. Tout comme pour le projet Vendôme, la Chaire SAQ de valorisation du verre dans les matériaux de l’Université de Sherbrooke en validera la performance.

Adaptation aux changements climatiques

Suite à l’évaluation préliminaire des risques climatiques réalisée en 2019 pour le projet de prolongement de la ligne bleue, la STM a poursuivi ses travaux d’évaluation des risques potentiels causés par les différents aléas climatiques (vagues de chaleur, chaleur extrême, variation des températures journalières, cycles de gel-dégel, tempêtes destructrices, pluies abondantes et tempêtes de neige). Les vulnérabilités considérées portaient sur le prolongement de la ligne bleue (PLB), le centre d’attachement Nord-Ouest (CANO), la dépendance et interdépendance avec les systèmes et réseaux d’infrastructures (réseau de métro existant, autres réseaux), et sur l’effet du prolongement et des mesures de résilience sur le milieu environnant.

Des ateliers multidisciplinaires sur les volets construction et opération des projets PLB et CANO ont permis de confirmer les aléas, d’affiner les analyses de risque et d’identifier et intégrer des mesures de prévention et de mitigation adéquates aux projets. Les travaux d’évaluation de la résilience aux changements climatiques des projets PLB et CANO se poursuivront en 2021.

Efficacité énergétique

Bien que la consommation globale de gaz par m2 pour le chauffage des bâtiments de la STM ait diminué de 6,5 % en 2020, notamment dû à l’efficacité énergétique du nouveau complexe Crémazie, les degrés-jour de chauffage ont diminué quant à eux de 9,9 %, reflet de températures plus clémentes. Ainsi, l’indicateur d’efficacité énergétique des bâtiments de surface a augmenté de 3,8 % pour atteindre 111,2 kWh/m2/degré-jour de chauffage.

Certains facteurs permettent d’expliquer cette variation :

  • En 2020, le centre de transport Saint-Denis a été remis en service après la réfection de son toit en 2019 et en attendant l’ouverture du centre de transport Bellechasse. Malgré une nette amélioration de sa performance, ce bâtiment ancien affiche une efficacité énergétique sous la moyenne des bâtiments de la STM;
  • L’efficacité thermique de l’enveloppe du centre de transport Anjou a diminué pendant la période des travaux en 2020, et ce, suite à l’ouverture créée par la démolition du mur pour effectuer l’agrandissement et les déperditions énergétiques qui en ont découlé.
Indicateurs 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Cible 2020 Cible 2025
Bâtiments et infrastructures avec une certification en développement durable
1
1
1
1
1
1
3
8
Bâtiments, locaux loués et infrastructures avec une certification en développement durable liée à l'exploitation
n.d.
3
4
4
6
6
5
n.d.
Consommation de gaz dans les bâtiments de surface (kWh / m2 / degré-jour de chauffage)*
108,2
116,3
117,7
123,1
107,2
111,2
101,8
73,0

Pour la STM, offrir à ses employés un milieu de travail mobilisant, sécuritaire et inclusif est une priorité. En tant qu’entreprise responsable, elle désire améliorer constamment ses pratiques en gestion des ressources humaines et de santé et sécurité au travail.

Santé et sécurité au travail

Accidents du travail 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Cible 2020 Cible 2025
Taux de fréquences des accidents du travail *
6,0
5,8
6,1
6,7
6,8
6,3
5,8
5,7
Taux de gravité des accitdents du travail **
338,2
303,2
333,3
351,3
334,1
507,8
300,0
275,0

À noter :  les résultats des années 2014 à 2018 ont été redressés suite à l'implantation d'un nouveau système.

* Nombre d’accidents avec perte de temps / nombre d’heures travaillées X 200 000
** Nombre de jours perdus / nombre d’heures travaillées X 200 000

Le taux de fréquence des accidents du travail est passé de 6,8 en 2019 à 6,3 en 2020. Cette amélioration s’explique par le contexte de la crise sanitaire qui a obligé la STM à suspendre ou reporter de nombreuses activités non essentielles. De plus, plusieurs employés se sont absentés pour des motifs reliés à la COVID-19 (cas positif, isolement préventif, apparition de symptômes, conditions médicales particulières, etc.). Cependant, comme la pandémie a forcé la suspension de certaines initiatives de prévention, la cible 2020 n’a pas été atteinte.

Le taux de gravité a quant à lui fait un bond important, passant de 334,1 à 507,8 en 2020, résultat des efforts concentrés sur la prévention de la propagation du virus en milieu de travail. Ainsi, dès la mi-mars, tous les employés en assignation temporaire suite à un accident du travail ont été retournés en arrêt de travail à des fins préventives, le confinement ne permettant de maintenir sur les lieux de travail que les fonctions essentielles. De plus, la pandémie a ralenti les processus de révision des dossiers d’accident de travail, prolongeant la durée des absences.

Conséquemment, la cible 2020 du taux de gravité des accidents de travail n’a pas été atteinte en raison de la crise sanitaire et des bouleversements au plan de prévention 2020.

Le taux d’absentéisme (excluant les cas de COVID-19) a légèrement augmenté, passant de 8,6 % en 2019 à 9,0 %. En incluant les cas de COVID-19, il a atteint 12,3 %.

Mesures de prévention

En mettant l’accent sur la prévention dès le début de la pandémie, la STM a contribué à éviter les éclosions en milieu de travail malgré la présence de quelque 8 000 de ses 11 000 employés sur les lieux de travail. La Direction régionale de santé publique de Montréal a souligné la rigueur de la STM dans sa gestion de la pandémie, en particulier les enquêtes épidémiologiques ayant pour but la prévention de sites d’éclosion.

La STM s’est engagée à tout mettre en place pour assurer la sécurité de son réseau de transport collectif et de ses installations pour ses employés et pour la clientèle.

La STM a adhéré à un nouveau programme mis en place par l’American Public Transportation Association (APTA) qui a pour objectif de restaurer la confiance des clients afin de les inciter à revenir au transport collectif. Elle s’est ainsi engagée à continuer de :

  • Suivre les recommandations et consignes des experts en santé publique et des autorités;
  • Viser la protection de tous, dans un souci de co-responsabilité, notamment via la désinfection, le nettoyage et une ventilation adéquate dans ses véhicules et installations;
  • Favoriser le respect de la distanciation physique, du port du couvre-visage et des autres consignes sanitaires;
  • Partager les informations pour permettre aux clients de faire des choix éclairés;
  • Assurer la santé et la sécurité de tous.

La STM a publié un Guide des mesures de prévention liées à la COVID-19 à l’intention de ses employés et de ses gestionnaires. Pour s’assurer que les modalités d’hygiène et de distanciation sociale ont été bien respectées, un programme d’audits a été mis en place. En 2020, plus de 60 audits sectoriels ont été réalisés pour assurer la rigueur des mesures de prévention. En soutien aux employés et gestionnaires, de courtes capsules vidéo sur les mesures de prévention ont été publiées régulièrement sur les thèmes de la désinfection adéquate des mains et du poste de travail et du port sécuritaire des équipements de protection individuelle.

L’ensemble des directions de la STM a été couvert, en mettant l’accent sur l’entretien et les opérations des secteurs bus et métro et en effectuant un échantillonnage des espaces corporatifs. Grâce à une grille détaillée de chaque audit et des correctifs à apporter, cet exercice a permis de constater de bonnes initiatives qui démontrent une prise en charge des secteurs.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a également publié un guide intitulé Guide de normes sanitaires en milieu de travail pour le secteur du transport collectif – COVID-19. Dès le début de l’élaboration de ce guide, la STM a collaboré étroitement avec la CNESST, l’IRSST (Institut de recherche en SST), l’APSAM (Association paritaire du secteur affaires municipales) et la DRSP (Direction régionale de santé publique) de Montréal. Les recommandations de la STM tout au long de ce processus ont été bien considérées et intégrées dans le document final. La STM était déjà alignée sur les mesures prévues dans le guide et en mode action avant la publication.

En vue du déconfinement, l’entreprise a mis en place deux comités de travail. L’un portait sur la définition d’un modèle de barrière physique pour le poste du chauffeur et l’autre visait la mise en place de mesures de prévention additionnelles pour protéger la santé des employés qui devront revenir travailler dans les installations administratives de la STM.

La Grande tournée SST s’est tenue cette année de façon virtuelle sous le thème Une Grande tournée qui fait du bien. Les employés ont pu accéder, au moment et sur la plateforme de leur choix, à plusieurs activités et outils inspirants pour les aider à prendre soin d’eux et à faire le plein d’énergie : un défi bien-être, un test qui propose plusieurs mesures qui font du bien, une capsule sur l’ergonomie en télétravail et une séance de yoga vinyasa.

Le réserve réseau permettant une meilleure distribution des ressources chauffeurs mis en place à la fin 2019 a contribué en 2020 à réduire les heures supplémentaires des chauffeurs. De plus, en 2020 la STM a accru les activités de sensibilisation auprès des chauffeurs sur la vigilance et a débuté l’évaluation de différentes mesures afin de limiter leur temps supplémentaire.

Soutien psychologique

En cette année de pandémie, la STM a pris régulièrement le pouls de ses employés par sondage ou via les gestionnaires afin de mieux cerner leurs conditions et leurs besoins.

L’entreprise a produit des chroniques mieux-être au travail diffusées aux employés via les webdiffusions du directeur général de la STM. Ces capsules vidéo contiennent des conseils pratiques pour garder le moral et, pour certains groupes d’employés et de gestionnaires, à s’adapter au télétravail. La STM a lancé en juillet sa chaîne de solidarité, rendant ces capsules publiques afin d’aider les citoyens et d’autres entreprises à soutenir leurs employés. Au total, 21 vidéos ont été déposées sur le compte YouTube de la STM au courant de l’année.

La STM a aussi développé, avec la firme Illuxi et d’autres experts en santé mentale, le Test qui fait du bien. Il permet de faire un diagnostic personnel et suggère des trucs et outils pratiques afin d’améliorer son moral et son énergie durant la pandémie. Ce test est accessible à tous en ligne.

Le service interne d’aide aux employés a dû répondre à augmentation significative des demandes en 2020. Également un accent particulier a été mis sur la promotion des services du programme d’aide aux employés (PAE) et du micro-site créé cette année afin de soutenir les employés éprouvant des difficultés psychologiques.

L’objectif 16 du Rapport 2020 du Plan stratégique organisationnel 2025 donne plus de détails sur les initiatives des Communications institutionnelles et le soutien au télétravail liés à la pandémie.

Respect de la personne

Des séances de prévention et de sensibilisation auprès de certains groupes de gestionnaires et employés se sont tenues sur Teams et ont permis un échange pour prévenir ou contrer les situations de harcèlement, d’intimidation ou de violence.

Étant donné, notamment, le stress causé par la pandémie, l’équipe interne de la Protection de la personne a fait un nombre record de médiations afin d’assurer un climat de travail sain.

En 2020, un comité multidisciplinaire a eu plusieurs échanges afin que la nouvelle politique de gestion sur le respect de la personne reflète les meilleures pratiques. La nouvelle politique sera adoptée en 2021.

Diversité

La STM a obtenu le niveau Or de la Certification Parité décernée par l’organisme La Gouvernance au Féminin (LGAF). Cette certification reconnait les efforts de l’entreprise pour favoriser l’atteinte de la parité dans les postes où les femmes étaient historiquement sous-représentées et son engagement à mettre en œuvre des mécanismes et des stratégies pour permettre aux femmes de tous les niveaux hiérarchiques de faire progresser leur carrière.

En 2020, le portrait de la diversité a connu une légère hausse. Le personnel issu de minorités visibles et ethniques est passé de 33,3% en 2019 à 35,3 % des employés. Les efforts pour promouvoir une culture de diversité et offrir aux gestionnaires des outils pour gérer dans un contexte de travail diversifié se sont poursuivis.

Suite au dépôt du rapport de l’Office de la consultation publique de Montréal (OCPM) sur le racisme et la discrimination systémiques dans les compétences de la Ville de Montréal, le conseil d’administration de la STM a adopté à l’unanimité une Déclaration sur le racisme et la discrimination systémiques, réitérant son engagement à mettre en place les mesures nécessaires pour les combattre.

Le Rapport du Plan d’accès à l’égalité en emploi fait état des grandes avancées 2020 en la matière.

La STM désire promouvoir dans tous ses secteurs une culture de saine gestion des ressources qui tient compte du principe des 3RV-E (réduction à la source, réutilisation, recyclage, valorisation, et élimination). Elle veut ainsi contribuer à l’économie circulaire et limiter l’impact de ses projets et activités sur l’ensemble de leur cycle de vie.

Gestion des matières résiduelles

Le taux global de détournement de l’élimination des matières résiduelles est passé de 84,7 % en 2019 à 75,4 % en 2020. Cette diminution s’explique en partie par le fait que la quantité de résidus de construction, rénovation et démolition (CRD), qui se détournent plus facilement de l’élimination, était beaucoup plus importante en 2019 qu’en 2020. En effet, la quantité de résidus de CRD a diminué des trois-quarts et leur taux de détournement est passé de 92,9 % à 84,3 %.

Malgré ces reculs, les résultats sont au-dessus de la cible fixée pour 2020 à 75 %.

4.	Graphique Taux de détournement de l’élimination des matières résiduelles en pourcentage. En 2015 64,3, en 2016 73,0, en 2017 78,2, en 2018 76,5, en 2019 84,7, en 2020 75,4, la cible pour 2020 est de 75 et pour 2025 de 80.

Gestion des matières résiduelles dans le métro

L’étude de caractérisation 2020 dans six stations de métro démontre que la quantité de matières retrouvées dans les bacs et dans les poubelles de la zone clientèle du métro a diminué de 61 %, principalement en raison de la forte baisse d’achalandage liée à la pandémie. Les déchets ont diminué de 38,5 % et les matières recyclables de 71 %.

Ces résultats sont fortement influencés par la réduction de la quantité des journaux dans le métro. Cette tendance observée depuis quelques années est plus marquée en 2020 par des exemplaires plus minces et par l’interruption de la distribution aux clients par les camelots pendant un certain temps. De plus, dès septembre, la version imprimée du quotidien gratuit Métro n’a été publiée que deux fois par semaine plutôt que cinq. Le poids total des deux journaux gratuits retrouvés dans les bacs et dans les poubelles du métro a ainsi diminué de 82 % en 2020.

Cette diminution des matières recyclables qui se retrouvent dans le métro explique en grande partie la baisse du taux de l’ensemble des matières générées qui sont récupérées pour être recyclées. Ce taux passe de 55 % en 2019 à 33 % en 2020.

Bien que le taux de récupération du papier et carton soit en légère augmentation, passant de 83 % à 85 %, les contenants affichent un net recul, alors que seulement 35 % ont été recyclés contre 64 % en 2019. Ainsi, la proportion de matières recyclables retrouvées dans les ordures a diminué de 5,6 points entre 2019 et 2020 et représente 30,7 %.

Le taux de contamination dû à la présence de déchets dans les bacs de matières recyclables a aussi augmenté, passant de 10,4 % en 2019 à 18,9 %. Le quart de la contamination est dû à des liquides.

Disposition des voitures de métro MR-73

Afin de libérer de l’espace de stationnement en tunnel pour recevoir les nouvelles voitures de métro AZUR, la STM doit se départir de 63 voitures de métro MR-73 en 2021.

Forte du haut taux de détournement obtenu lors de la disposition de ses voitures de métro MR-63, la STM a débuté en 2020 les travaux préparatoires pour la disposition de ces 63 voitures. Afin d’optimiser leur mise en valeur selon le principe des 3RV, des tests ont été menés sur les fenêtres et parebrises des voitures, un élément complexe à recycler puisqu’il s’agit de verre trempé recouvert d’une pellicule anti-graffiti. Un appel d’offres pour sélectionner un fournisseur permettant d’assurer le démantèlement et la mise en valeur des différentes matières a été publié en 2020.

Électrobacs

Suite au projet pilote de 2019, la récupération des cartes OPUS expirées ou désuètes s’est poursuivie dans les Électrobacs installés dans les quatre stations de correspondance de métro. Malgré une forte réduction de l’achalandage dans le métro, la clientèle semble avoir pris l’habitude de les utiliser car ce sont plus de 9 500 petits appareils électroniques et près de 8 300 cartes OPUS qui y ont été récupérés pour être recyclés.

La STM examinera en 2021 la faisabilité d’étendre ce programme de récupération à d’autres stations du réseau de métro.

Disposition des masques à usage unique

La pandémie de COVID-19 a forcé la STM, comme bien d’autres organisations, à faire l’acquisition de quantités importantes de masques de procédure pour assurer la protection de ses employés et respecter les nouvelles règles sanitaires en milieu de travail. Consciente de l’impact environnemental lié à la fin de vie et à la disposition de ces masques à usage unique, la STM a effectué des recherches pour trouver une solution qui respecterait la hiérarchie
des 3RV.

Afin de les recycler ou valoriser énergétiquement, le défi consiste à trouver une solution minimisant les impacts environnementaux de la mise en place d'un nouveau programme de collecte spécial.

Par exemple, le transport de masques sur de longues distances vers les installations d’un recycleur, ainsi que le recours à des boîtes de collecte à usage unique, peuvent alourdir l’empreinte environnementale du processus. À ce jour, la STM n’a pas trouvé d’option disponible sur le marché permettant d'avoir un meilleur bilan environnemental que de simplement disposer des masques à la poubelle. En 2021, la STM continuera de travailler activement avec d’autres entreprises québécoises pour évaluer les options offertes et faire le meilleur choix possible d’un point de vue environnemental et économique.

Distribution de couvre-visages fabriqués au Québec

Afin de sensibiliser ses clients à l’importance du port du couvre-visage, la STM a distribué gratuitement des couvre-visages lavables et réutilisables à sa clientèle, et ce avant même qu’ils ne deviennent obligatoires dans les transports en commun. Pour encourager l’économie locale, des clauses favorisant l’achat local ont été incluses aux contrats d’acquisition et ces objets ont donc été fabriqués au Québec.

Eau potable

La consommation moyenne d’eau potable par bus lavé a diminué de 11 % par rapport à 2019. Malgré cette amélioration, la cible fixée pour 2020 n’a pas été atteinte car un des systèmes de recyclage de l’eau n’a pas été fonctionnel une partie de l’année en raison d’un bris de tuyauterie.

Malgré les travaux réalisés, la STM accuse un retard dans l’atteinte de la cible 2020 de compteurs d’eau installés. Ce retard s’explique en partie par le report de certaines activités et par la pandémie qui a mis en pause le projet.

La diminution de la consommation d’eau potable a été intégrée au projet d’agrandissement des centres de transport et aux différents projets de réfection.

Indicateurs 2015 2016 2017 2018 2019 2020 Cible 2020 Cible 2025
Taux de détournement de l'élimination des résidus CRD (%)
n.d.
n.d.
86,9%
82,0%
92,9%
84,3%
75%
80%
Proportion des compteurs d'eau installés dans les bâtiments (%)
8,4%
10,6%
19,0%
22,3%
29,9%
42,3%
100%
100%
Consommation moyenne d'eau potable par bus lavé (litres)
324,4
304,8
315,7
321,0
320,4
284,6
275,6
146,6

Les activités de la STM sont des sources potentielles de contamination de l’eau et des sols. C’est pourquoi celle-ci met en place plusieurs programmes et mesures pour prévenir et réduire cette contamination.

Prévention des déversements

Suite à un projet pilote mené en 2019, les alternateurs de bus refroidis à l’huile en fin de vie utile sont dorénavant remplacés par un modèle refroidi à l’air, diminuant les risques de pertes d’huiles, la consommation de pièces de remplacement et les besoins d’entretien, et prolongeant leur durée de vie.

En 2020, quatre déversements accidentels significatifs de matières dangereuses ont été déclarés, et la totalité des 5 415 litres ont été récupérés.

  • Le plus important a été causé par la défaillance des pompes de relevage d’huile des séparateurs vers un réservoir d’huile usée;
  • Un résulte d’un bris sur un bus;
  • Un est lié à une fuite hydraulique sur un équipement;
  • Un déversement d’un bus s’est produit suite à un accident.

Non-conformités légales en environnement

En 2020, la STM a reçu trois avis de non-conformité légale en environnement.

  • Deux sont liés au dépassement de normes de rejets d’eaux usées dans un centre de transport et dans un atelier;
  • Un est lié au bruit émis par un poste de ventilation mécanique.

Des actions ont été apportées pour corriger la situation et des mesures préventives ont été mises en place.

Sols contaminés

Dans le cadre du Plan d’intervention environnementale 2017-2020 qui couvre des actions relatives aux sols contaminés sur différents sites de la STM, les travaux suivants ont été effectués en 2020 :

  • Caractérisation complémentaire phase III sur le terrain de l’ancien garage Saint-Henri et du nouveau centre de transport de l’Est;
  • Estimation des volumes des sols contaminés et des coûts de réhabilitation par excavation au centre de transport Legendre;
  • Surveillance environnementale lors de travaux au centre de transport LaSalle et au plateau Youville.

De plus, une gestion des sols excavés a été effectuée dans le cadre des agrandissements des centres de transport Anjou, Legendre et Saint-Laurent.

En 2020, le pourcentage de la superficie des sols contaminés au-delà du critère d’usage était à 7,2 %, en baisse de 0,2 point par rapport à 2019. Cette faible variation est due à l’ajout de la superficie d’un nouveau terrain acquis par la STM pour la construction du Centre de contrôle et relève et la réestimation des volumes de sols contaminés au centre de transport Legendre.

Indicateurs 2015 2016 2017 2018 2019 2020 cible 2020 cible 2025
Avis de non-conformité en environnement
1
6
3
4
1
3
Obj 0
Obj 0
Proportion de terrains investigués présentant une contamination (%)
7,3%
7,1%
6,9%
7,3%
7,4%
7,2%
7,0%
7,0%
Nombre de déversements accidentels de matières dangereuses
8
7
7
8
5
4
Obj 0
Obj 0
Quantité de matières dangereuses déversées (litres)
4590
5900
1475
418
700
5415
x
x
Taux de récupération des matières dangereuses déversées (%)
74%
79%
86%
93%
96%
100%
x
x

Les approvisionnements constituent un puissant levier pour maximiser les bénéfices environnementaux, sociaux et économiques de la STM et de ses fournisseurs. L’entreprise poursuit la mise en œuvre et le renforcement de sa démarche d’approvisionnement responsable.

Évolution de l’indicateur d’approvisionnement responsable

La proportion de la valeur totale des contrats en cours intégrant des critères de développement durable est passée de 79 % en 2019 à 87 %. La cible de 2025 est donc dépassée.

5.	Graphique Pourcentage de la valeur des contrats en cours dans l’Année avec des critères de développement durable. En 2015 74, en 2016 77, en 2017 79, en 2018 80, en 2019 79, en 2020 87, la cible pour 2020 est de 80 et pour 2025 de 85.

Ce résultat élevé s’explique notamment par l’attribution de contrats d’une valeur importante dans lesquels des critères de développement durable ont été inclus. C’est notamment le cas des contrats d’acquisition de matériaux pour les projets de construction et d’infrastructures qui visent l’obtention d’une certification LEED ou d’une reconnaissance Envision. De plus, certains contrats majeurs attribués dans les années précédentes et qui incluaient des clauses de développement durable se sont poursuivis en 2020.

Ce résultat s’explique également par une hausse du nombre de contrats incluant des critères de développement durable, en particulier pour les contrats de construction et de services, ce qui démontre la progression de la prise en compte du développement durable dans les acquisitions. En effet, la proportion du nombre de contrats incluant des critères de développement durable est désormais de 61 %, une progression de 10 points comparativement à 2019.

La proportion des contrats en cours dans l’année pour des biens et services priorisés en fonction des impacts environnementaux et sociaux a poursuivi sa progression et est passée de 56 % en 2019 à 65 %. La cible fixée pour 2025 est dépassée depuis 2019.

6.	Graphique Proportion en pourcentage des contrats octroyés dans l’année pour des biens et services priorisés en fonction des impacts environnementaux et sociaux intégrant des critères de développement durable. En 2015 27, en 2016 41, en 2017 46, en 2018 49, en 2019 56, en 2020 65, la cible pour 2020 est de 45 et pour 2025 de 50.

Voici quelques exemples d’appels d’offres qui contribuent aux résultats de ces indicateurs pour l’année 2020 :

  • La conception et construction d'agrandissement de trois centres de transport pour lesquels des critères inspirés de LEED ont été intégrés;
  • L’entente pour un service de taxi dans laquelle est inclus un incitatif pour les véhicules hybrides et électriques;
  • Le contrat de services professionnels dans le cadre du prolongement de la ligne bleue qui contribue à l’obtention de la reconnaissance Envision visée pour ce projet;
  • L’achat de bus hybrides qui permet de réduire les émissions de GES;
  • L’achat de 17 trains AZUR pour lequel de nombreuses clauses de développement durable relatives aux pratiques environnementales du manufacturier ainsi qu’à l’écoconception ont été incluses;
  • La fourniture de carburant diesel et biodiesel qui contribue à l’amélioration de la performance environnementale des bus.

Disposition des batteries des véhicules hybrides et électriques

La STM continue de collaborer au comité spécial de l'ATUQ qui a pour mandat d'étudier et de rechercher des solutions pour la disposition et mise en valeur des batteries des bus hybrides et électriques en fin de vie utile.

En 2020, les efforts ont porté sur la faisabilité technique de solutions pour disposer des batteries au lithium des bus hybrides de façon efficace et écologiquement responsable. L'ATUQ collabore d'ailleurs avec l’IVI (l’Institut du véhicule innovant) pour obtenir un avis externe sur les différentes options disponibles.

Baromètre de l’achat responsable 2020

L'Espace de concertation sur les pratiques d'approvisionnement responsable (ECAPR) mesure les avancées des organisations canadiennes en matière d'achat responsable à tous les quatre ans, en collaboration avec des centres de recherche et des praticiens.

Le Baromètre de l’achat responsable permet aux organisations québécoises et canadiennes de se comparer objectivement à leurs pairs et dans le temps.

La STM s’est vu attribuer un niveau global de 4/5 par l’édition 2020 du Baromètre. Un tel résultat la place en position de leader au sein des 142 organisations canadiennes participantes, dont 38 % provenant de l’extérieur du Québec. La STM se distingue notamment par l’engagement et l’opérationnalisation de l’achat responsable. Depuis 2014, année où elle a adopté sa Directive sectorielle en approvisionnement responsable, le développement durable est intégré aux processus décisionnels d’approvisionnement.

Entente avec l'industrie du taxi

Grâce à l’incitatif financier prévu dans l’entente conclue en 2018 avec les partenaires de l’industrie du taxi offrant le service de transport adapté, et qui visait à encourager les véhicules hybrides ou électriques réguliers, 48% des kilomètres effectués en 2020 ont été réalisés en voitures hybrides ou électriques. On estime que cette mesure a permis de réduire les émissions de GES de 353 tonnes éq. CO2 en 2020.

Code de conduite des fournisseurs

Depuis le 1er janvier 2019, tous les contrats octroyés par la STM incluent le code de conduite des fournisseurs adopté en novembre 2018. Ainsi, 62 % des 749 contrats en cours en 2020 intégraient le nouveau code.

Avec ce code de conduite, la STM a établi des règles éthiques, sociales et environnementales envers ses fournisseurs. Le code est utilisé pour vérifier si l’exécution des contrats se déroule en conformité avec ces règles et en cas de manquement, la STM se réserve le droit de prendre les mesures qu’elle juge opportunes.

Soucieuse de pouvoir répondre aux besoins de mobilité et de réduire au maximum les impacts négatifs de ses activités et ses projets, la STM a mis en place de nombreux mécanismes pour informer et consulter ses parties prenantes. En tant qu’entreprise publique responsable, la STM s’assure ainsi de bien saisir les besoins et préoccupations de sa clientèle et de ses parties prenantes et d’en tenir compte.

Acceptabilité sociale des projets

GRI 102-42

La STM a mis en place des mécanismes pour s’assurer que ses projets tiennent compte des parties prenantes externes. En 2020, 98 % de ses projets de construction de plus de 15 M$ avaient fait l’objet d’une analyse, et lorsque pertinent, d’une stratégie liée aux parties prenantes externes.

7.	Graphique Proportion en pourcentage des projets de construction de plus de 15 millions de dollars en cours dans l’année ayant fait l’objet d’une analyse et/ou d’une stratégie parties prenante externe. En 2015 75, en 2016 75, en 2017 80, en 2018 93, en 2019 96, en 2020 98, la cible pour 2020 est de 90 et pour 2025 de 100.

L’année 2020 aura posé plusieurs défis pour interagir avec les collectivités locales et favoriser la participation publique. La pandémie aura permis de faire un bond significatif dans la diversification des méthodes utilisées à la STM, avec l’ajout d’une plateforme virtuelle dédiée à la participation publique, nommée Parlons-en, et la tenue de séances d’information en ligne. Ces nouvelles méthodes répondent aux attentes exprimées lors de la consultation tenue en 2019 sur les grands projets de la STM, où des outils de consultations diversifiés étaient demandés. Les séances d’information publiques virtuelles permettent aux personnes présentes de poser des questions par écrit ou verbalement et sont disponibles pour écoute en différé sur le site web de la STM.

Plus d’une trentaine de chantiers de la STM étaient en cours en 2020, dont une dizaine pour permettre l’accessibilité universelle des stations de métro. Le contexte de confinement à la maison et d’augmentation du télétravail requiert une adaptation de la gestion des nuisances associées aux chantiers. De nouvelles mesures de limitation de bruit, des communications accrues avec les riverains et des ajustements en continu, en collaboration avec les arrondissements, ont été déployés tout au long de l’année.

Prolongement de la ligne bleue

GRI 102-42, 102-43, 102-44

Une commission publique sur l’ensemble du projet de prolongement de la ligne bleue a été tenue au début de l’année. Étant donné l’envergure du projet, quatre séances d’information et cinq séances d’expression des opinions ont eu lieu, dans différents arrondissements. Afin d’encourager la participation des citoyens, un questionnaire guidé de type « mini-mémoire » a été développé pour faciliter l’expression des opinions écrites. Au total, plus de 600 personnes se sont présentées et 80 personnes ont pris la parole pour poser des questions. De plus, 85 opinions ont été déposées à la Commission et 50 participations au questionnaire guidé ont été enregistrées. Suite au dépôt du rapport de la Commission, la STM a formulé un plan d’action pour le suivi des recommandations de la Commission.

En amont de la commission publique, la STM a également rencontré plusieurs riverains et représentants de la communauté. Un atelier de discussion a été organisé pour échanger sur la conception, l’intégration urbaine et l’aménagement des futures stations de métro. Une activité avec les élèves d’une école primaire à proximité du projet a également eu lieu, permettant à plus de 700 élèves d’être informés du projet à venir.

Les mécanismes de collaboration entre la STM, la Ville de Montréal et les partenaires du projet se poursuivent afin d’assurer une prise en compte de leurs préoccupations tout au long du projet.

Enfin, le Comité consultatif d’intégration architecturale, urbaine et patrimoniale (CCIAUP), comité expert externe, s’est rencontré quatre fois pour suivre la conception architecturale des stations et émettre des recommandations.

Centre d’attachement Nord-Ouest

GRI 102-42, 102-43, 102-44

Le projet de construction du centre d’attachement Nord-Ouest (CANO) a fait l’objet de plusieurs échanges avec la communauté durant l’année 2020. À mesure que les paramètres du projet se sont précisés, des rencontres ciblées avec des représentants de la communauté locale ont permis de présenter le projet et d’établir des canaux de communication en vue des séances de consultation et, éventuellement, des travaux de construction du CANO. La STM poursuivra ces échanges avec des groupes ciblés tout au long du projet.

La STM collabore de près avec les représentants de l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG) et ceux des services centraux de la Ville de Montréal afin d’arrimer les paramètres du projet et les orientations municipales de développement urbain. Cet arrimage servira à établir les bases d’un règlement d’urbanisme qui permettra l’implantation des nouvelles installations. Ces discussions se poursuivent sur une base régulière et mèneront à l’adoption du règlement en 2021.

Une commission publique sur le projet a été mise sur pied afin de mener les séances de consultations virtuelles. À cet effet, trois séances ont eu lieu en novembre 2020 : une séance d’information, une séance de réponse aux questions transmises par courriel ou par téléphone, et une séance d’expression des opinions. Plus de 70 citoyens ont participé aux séances et 77 questions ont été adressées à la STM. Deux opinions écrites et deux réponses à un questionnaire guidé sur le projet ont été reçues. Une personne s’est présentée lors de la soirée virtuelle d’expression des opinions.

Projet Vendôme

GRI 102-42, 102-43, 102-44

Le projet Vendôme, soit l’aménagement d’un nouvel édicule à la station de métro Vendôme ainsi que d’un nouveau tunnel piétonnier, tire à sa fin. L’apport du comité de bon voisinage, en place depuis 2017, a permis à la STM d’adapter en continu la gestion du chantier pour répondre aux préoccupations des riverains et des communautés locales.

Centre de transport Bellechasse

GRI 102-42, 102-43, 102-44

Le centre de transport Bellechasse sera le premier centre de transport en Amérique du Nord à être souterrain. Ce concept unique permettra une meilleure intégration urbaine dans un secteur densément peuplé. Les travaux d’excavation, nécessitant plus de 200 dynamitages et la sortie de plus d’un million de tonnes de roc, ont nécessité des communications continues avec les riverains en 2019 et 2020. Une séance d’information a été tenue en décembre 2020 pour présenter les travaux prévus en 2021.

Consultation sur la refonte du réseau des bus

GRI 102-42, 102-43, 102-44

Les consultations sectorielles pour la refonte du réseau des bus, initiées en 2019, ont accéléré en 2020, malgré la pandémie. Trois secteurs ont été consultés (Lachine/LaSalle, Verdun/Sud-Ouest/Ville-Marie Sud et Ville Mont-Royal/Outremont /Côte-des-Neiges) sur la nouvelle plateforme de consultation de la STM Parlons-en. 171 personnes ont participé via la plateforme et 316 se sont connectées aux séances d’information. D’autres secteurs seront consultés en 2021 alors que les méthodes de consultation seront ajustées en fonction des leçons apprises de 2020 et de la possibilité ou non de tenir ces rencontres en présentiel.

En tant qu’entreprise publique, la STM a un rôle social important à jouer qui va au-delà d’offrir au plus grand nombre un service de transport collectif sécuritaire, fiable, rapide, convivial et accessible.

Stratégies d’actions en matière d’itinérance et d’inclusion sociale

Pour venir en aide aux personnes en situation d’itinérance qui se trouvent dans ses installations et pour préserver le sentiment de sécurité de tous, la STM met en place avec différents intervenants plusieurs mesures.

En 2020, elle a renouvelé son entente de partenariat avec la Société de développement social (SDS). D’une part, la STM continuera d’appuyer financièrement les intervenants sociaux déployés dans le métro dans le cadre du Pôle de services en itinérance (PSI) en place depuis 2012, avec différents partenaires. D’autre part, le nombre d’intervenants sociaux qui accompagnent ses inspecteurs en patrouille de première ligne dans le métro le soir sera doublé.

Le nombre d’interventions d’accompagnement et de médiation faites par les intervenants du PSI auprès des personnes vulnérables ou en situation d’itinérance dans le métro a grandement augmenté en 2020, passant de 6 212 en 2019 à 10 193.

8.	Graphique Nombre d’interventions d’accompagnement et de médiation du programme de Pôle de services en itinérance. En 2015 1791, en 2016 1191, en 2017 2615, en 2018 6225, en 2019 6212, en 2020 10193, la cible pour 2020 est de 2500 et pour 2025 de 5000.

Suite au dépôt du rapport de l’Office de la consultation publique de Montréal (OCPM) sur le racisme et la discrimination systémiques dans les compétences de la Ville de Montréal, le conseil d’administration de la STM a adopté à l’unanimité une Déclaration sur le racisme et la discrimination systémiques, réitérant son engagement à mettre en place les mesures nécessaires pour les combattre. La STM s’est engagée notamment à bonifier spécifiquement la formation des inspecteurs qui assurent la sécurité dans le réseau de la STM en y ajoutant des notions propres au profilage racial et social. Déjà en 2020, une formation spécialisée en communication où le thème de la désescalade est abordé a été donnée à tous les inspecteurs.

Depuis la fin novembre 2020, une nouvelle équipe spécialisée appelée ÉMIC (Équipe métro d’intervention et de concertation), composée d’un policier, d’un inspecteur de la STM et d’un intervenant social de la SDS accompagne les personnes en situation d’itinérance afin de les guider vers les bonnes ressources. La création de cette patrouille permet d’offrir un service de deuxième ligne axé sur la résolution des problèmes, en soutien aux inspecteurs de la STM et aux policiers du SPVM dans le réseau du métro, en plus de favoriser l’échange d’informations et la complémentarité des interventions. La patrouille circule selon les besoins avec un véhicule identifié aux couleurs de l’ÉMIC.

En novembre, la STM a offert un bus à la Mission Old Brewery. Surnommé le Solidaribus, ce véhicule maquillé assurera les déplacements sécuritaires des personnes en situation d’itinérance entre les centres de jour, les stations de métro, les services d’hébergement d’urgence et les ressources d’accueil. Elle s’ajoute au minibus de la Mission Old Brewery qui offre le service de navette à la fermeture du métro depuis quelques années.

Les rencontres du Comité sur les relations entre les inspecteurs et les communautés (CRIC) se sont poursuivies en 2020. Ce comité permanent a été créé en 2019 dans le cadre des démarches pour obtenir le statut de constables spéciaux pour les inspecteurs de la STM et pour créer des liens entre les inspecteurs et la communauté.

Prêt de bus pour les cliniques mobiles de dépistage

Dès le début mai, la STM a collaboré étroitement avec la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal pour le déploiement 7 jours sur 7 de cliniques mobiles de dépistage de la COVID-19. Cinq bus, spécialement aménagés, ont sillonné différents endroits dans la ville. À la fin de la journée, les bus étaient entièrement nettoyés et désinfectés par la Santé publique avant de retourner dans les garages de la STM.

Grâce à ces cliniques, ce sont en moyenne près de 600 tests qui ont pu être effectués chaque jour, pour un total de plus de 18 000 dépistages.

Soutien à l’économie sociale

L’annulation de nombreux événements en raison de la pandémie a eu un impact direct sur les contrats octroyés aux services de traiteurs issus de l’économie sociale.

En 2020, la STM a maintenu des contrats avec six entreprises d’économie sociale qui visent à concilier activité économique et équité sociale. La valeur des contrats octroyés à des entreprises d’économie sociale a chuté de 60,8 % pour atteindre 33 894 $.

9.	Graphique Valeur des contrats et ententes avec des entreprises d’économie sociale en millier de dollars. En 2015 27, en 2016 67, en 2017 51, en 2018 57, en 2019 86, en 2019 34, la cible pour 2020 est de 60 et pour 2025 de 100.

En 2020, la STM a renouvelé son partenariat pour trois ans avec Insertech, une entreprise d’économie sociale qui offre un service de récupération et de mise en valeur du matériel informatique dont la STM doit disposer.

Même si la pandémie a contribué à faire diminuer le taux de remplacement du matériel informatique en regard des années précédentes, 59 % des équipements qui ont été récupérés par Insertech en 2020 ont trouvé une seconde vie grâce au travail de reconditionnement effectué par les jeunes participants au programme d’insertion. Pour les ordinateurs, portables et tablettes, ce taux de réutilisation a atteint 81 %.

Selon Insertech, les dons en matériel effectués par la STM en 2020 ont contribué à fournir 596 heures de travail aux jeunes participants du programme, permis d’éviter l’émission de 89 tonnes de GES et détourné de l’enfouissement 6 025 kg de déchets électroniques.

Société Logique, entreprise d’économie sociale et organisme à but non lucratif dont la mission est de promouvoir le design universel et d’intervenir dans la création d’environnements universellement accessibles, a formé les architectes concepteurs et paysagistes qui œuvrent au prolongement de la ligne bleue sur les exigences techniques d’accessibilité universelle des nouvelles infrastructures du métro.

Campagne de générosité

Bien que depuis le début de la pandémie les nouveaux employés n’aient pas été sollicités, les engagements de contributions recueillis auprès des employés et retraités lors de la 58e édition de la campagne ont augmenté de 8 % par rapport à 2019 pour atteindre près de 650 500 $.

Les sommes seront versées à Centraide du Grand Montréal, Partenaire Santé Québec, la Croix-Rouge – division du Québec ainsi qu’au Réchaud-Bus.

Obligations vertes

Le gouvernement du Québec a procédé en février 2020 à une quatrième émission d’obligations vertes qui vise à financer des projets de la STM générant des bénéfices tangibles pour le Québec en matière de protection de l’environnement, de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) ou d’adaptation aux changements climatiques.

En 2020, l’admissibilité de trois nouveaux projets répondant aux exigences du programme a reçu l’approbation du Ministère des finances du Québec. Il s’agit du prolongement de la ligne bleue, qui vise une reconnaissance Envision, et des centres de transport Bellechasse et de l’Est qui visent une certification LEED. Ils s’ajoutent aux projets d’acquisition de voitures AZUR et de bus hybrides, et aux programmes Réno-Systèmes et Réno-Infrastructures.

En 2020, le montant des projets de la STM financés par les obligations vertes depuis 2017 a atteint plus de 1 668 millions $. La cible de 1 200 millions $ qui avait été fixée pour 2025 a donc été dépassée.

10.	Graphique Montant des projets en cours financés vis des obligations vertes du gouvernement du Québec en million de dollars. En 2017 400, en 2018 900, en 2019 1195, en 2020 1668, la cible pour 2020 est de 1000 et pour 2025 de 1200.

Facteurs ESG dans les régimes de retraite

Depuis 2012, la politique de placement des régimes de retraite de la STM favorise une approche d’investissement responsable en intégrant les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les processus d’analyse et de sélection des investissements.

En 2019, de nouveaux critères d’évaluation ESG ont été intégrés dans les processus d’analyse afin d’octroyer une cote globale pour chaque titre dans les portefeuilles d’investissement. Dans le but d’établir une feuille de route pour les années à venir, un sondage pan-canadien a été mené en 2020 sur les pratiques ESG des caisses de retraite.

Performance économique

Encore une fois en 2020, les agences de notation de crédit ont confirmé l’excellente cote de crédit de la STM, soit les cotes Aa2 pour Moody’s et AA- pour Standard & Poor’s.

Contribution économique

Les investissements en transport collectif génèrent de nombreuses retombées économiques pour le Québec. Pour les calculer, la STM utilise le modèle intersectoriel du gouvernement du Québec, sous la responsabilité de l’Institut de la statistique du Québec.

En 2020, les acquisitions de biens et services se sont chiffrés à 1 533 M$, dont 50,8 % sont produits au Québec.

Les principales dépenses sont liées à l’acquisition de bus, aux rénovations des stations de métro, à la construction ou à la rénovation de centres de transport et autres infrastructures du réseau bus ainsi qu’à l’acquisition de nouvelles voitures de métro AZUR.

Les retombées économiques générées par ces acquisitions en 2020 sont les suivantes:

• 7 753 emplois soutenus;

• 94,6 M$ en retombées fiscales pour les gouvernements;

• 141,8 M$ en retombées fiscales pour les gouvernements attribuables aux salaires.

Le succès de la démarche de développement durable de la STM est en grande partie lié à un engagement fort et clair de la haute direction. Cet engagement est essentiel pour mettre avec succès le développement durable au centre des décisions.

Plans d’action du système de gestion environnementale

Grâce à son système de gestion environnementale (SGE), la STM vise à assurer le respect de la règlementation et à réduire les impacts environnementaux de ses activités. Dans une approche d’amélioration continue, la STM a réalisé en 2020 une analyse des efforts requis pour faire évoluer son SGE vers la version la plus récente d’ISO 14001 (2015). Un plan d’action a été élaboré en vue de la mise à niveau du SGE afin d’assurer l’arrimage avec cette dernière version de la norme et de bonifier le processus d’audit interne.

Le taux de réalisation des plans d’action du SGE des directions Bus, Métro, Entretien des infrastructures ainsi que des directions transversales est passé de 67,6 % à 71,5 %. La cible fixée pour 2020 est dépassée depuis 2019.

11.	Graphique Taux de réalisation des plans d’action annuels du SGE en pourcentage. En 2015 0, en 2016 25,7, en 2017 41,4, en 2018 54,8, en 2019 67,6, en 2020 71,5, la cible pour 2020 est de 60 et pour 2025 de 75.

En 2020, les procédures pour la gestion des matières dangereuses résiduelles couvrant tous les secteurs de l’entreprise ont été mises à jour et des nouvelles ont été créées afin de normaliser les pratiques des opérations.

Un guide portant sur le SGE de la STM a fait l’objet d’une diffusion auprès de différents groupes ciblés ainsi que sur l’intranet. Ce guide présente la façon dont la STM :

  • Identifie, évalue et priorise les enjeux environnementaux de l’ensemble de ses activités pour les anticiper plutôt que d’y réagir;
  • Met en œuvre des plans d’action pour maîtriser ses enjeux environnementaux et améliorer en continu sa performance environnementale;
  • Mesure sa performance environnementale en suivant des indicateurs-clés et en présentant régulièrement ses résultats lors de revues de direction.

Participation aux comités d’experts en développement durable

Depuis plusieurs années, la STM a joint différents réseaux d’experts dans le domaine du développement durable. Ces comités sont des lieux d’échange et de partage sur les meilleures pratiques en développement durable :

  • Commission de développement durable de l’Union internationale des transports publics (UITP);
  • Conseil patronal de l’environnement du Québec (CPEQ);
  • Espace de concertation sur les pratiques d’approvisionnement responsable (ECPAR).

Formation des employés liée au développement durable

En raison de la pandémie, la 4e édition de la tournée de sensibilisation « L’environnement, je m’en occupe », qui devait se dérouler cette année dans le réseau du métro, a été reportée à 2022. Les ateliers sur le développement durable ont également été mis en pause.

Afin de bonifier la sensibilisation des employés aux impacts environnementaux de leurs activités, des formations en ligne seront développées et diffusées à partir de 2021.

Ainsi, seuls quelque 270 employés ont suivi une formation ou un atelier traitant du développement durable en 2020. La proportion des employés sensibilisés au développement durable au cours des cinq dernières années affiche donc un léger recul, passant de 36,8 % en 2019 à 34,4 % en 2020. La cible 2020 est toutefois dépassée depuis 2019.

12.	Graphique Proportion en pourcentage des employés ayant suivi un atelier de sensibilisation ou une formation touchant au développement durable au cours des cinq dernières années. En 2015 22,4, en 2016 16,7, en 2017 24,1, en 2018 28,9, en 2019 36,8, en 2019 34,4, la cible pour 2020 est de 30 et pour 2025 de 35.

Stratégie de développement durable de la STM récompensée aux Mercuriades

La STM s’est fièrement démarquée au prestigieux concours d’affaires Les Mercuriades, présenté par la Fédération des Chambres de commerce du Québec, en remportant le prix Stratégie de développement durable, grande entreprise.

Ce trophée reconnaît l’intégration du développement durable non seulement dans sa mission, mais surtout dans toutes les actions qu’elle entreprend. Ainsi, l’arrimage entre le Plan de développement durable et le Plan stratégique organisationnel, de même que la revue annuelle qui permet de mesurer l’atteinte des objectifs et de réajuster le tir au besoin, confirment le leadership de la STM en la matière.

La STM dans le Top 10 des 50 meilleures entreprises citoyennes au Canada

La revue spécialisée en développement durable Corporate Knights a placé encore en 2020 la STM au sein d’un groupe sélect d’entreprises canadiennes qui se distinguent par leurs pratiques responsables exemplaires. La Société occupe le 6e rang au classement des 50 meilleurs citoyens corporatifs du Canada.

Pour établir son classement des 50 meilleurs citoyens corporatifs, Corporate Knights a analysé la performance liée au développement durable et à la responsabilité sociale de 273 entreprises canadiennes dont les revenus se chiffrent à plus de 1 milliard $.

Les entreprises ont été évaluées et comparées à des entreprises internationales du même secteur d’activités sur la base de 21 indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance. Les 50 meilleures ont été retenues. La STM s’est ainsi classée au premier rang de 39 entreprises internationales de transport routier de passagers, et est la seule à figurer sur la liste des 50 meilleures.

Le développement durable, un principe de la gestion de portefeuille de projets

Le développement durable est intégré au processus de priorisation du portefeuille de projets de la STM depuis plusieurs années. La contribution au Plan de développement durable de chaque projet de plus de 1 M$ est évaluée lors du processus de priorisation des projets.

Indicateur 2015 2016 2017 2018 2019 2020 cible 2020 cible 2025
Proportion de projets de plus de 1 M$ ayant fait l'objet d'une évaluation sur le plan du développement durable
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Documents complémentaires

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