Tunnelier

Excavation et bétonnage du tunnel

Notre tunnelier, fabriqué sur mesure en Allemagne pour le métro de Montréal est arrivé en pièces détachées d’Europe à l’automne 2025. Cette immense machine foreuse rotative servira à creuser et bétonner le tunnel de la future station Vertières, située à l’angle du boulevard Pie-IX et de la rue Jean-Talon, jusqu'à la future station Anjou. C’est une première dans le réseau du métro de Montréal. 

Une véritable usine souterraine

Doté d’une roue de coupe de 9,7 mètres de diamètre, le tunnelier excavera le roc et construira les parois du tunnel sur une distance de 4,6 kilomètres à une profondeur variant de 18 à 40 mètres.



Tête rotative : À l’avant du tunnelier se trouve une grande roue équipée de disques de coupe ou d’outils tranchants. Elle tourne pour détruire la roche ou le sol, en les fragmentant. 

Extraction des déblais : Les matériaux excavés sont transportés vers l’arrière de la machine via un convoyeur ou des vis sans fin. Ces morceaux seront ensuite évacués hors du tunnel par des tapis roulants. 

Revêtement du tunnel : Juste derrière la tête de coupe, le tunnelier installe des voussoirs (segments de béton préfabriqués) pour former le revêtement du tunnel. Cela stabilise immédiatement les parois et permet de continuer les travaux de tunnel en toute sécurité. 

Progression sous terre: Le tunnelier avance grâce à des vérins hydrauliques qui s’appuient sur le revêtement déjà posé. Il pousse la tête de coupe vers l’avant tout en continuant à creuser. 

Systèmes de guidage et de contrôle : Des capteurs et des systèmes GPS permettent de suivre précisément la trajectoire du tunnel. L’équipe dans la cabine contrôle la vitesse, la pression, et les paramètres de coupe.

Spécifications techniques

  • Longueur : plus de 135 mètres
  • Poids : plus de 2 000 tonnes
  • Distance à parcourir : 4,6 kilomètres
  • Vitesse d’excavation : Rythme moyen de 10 à 15 mètres par jour
  • Nombre de voussoirs à installer prévus : plus de 14 300 voussoirs en béton préfabriqués

Oui, à chacune des stations sur son chemin, puisque le transept aura été excavé à ciel ouvert. 

À l'ancienne carrière Saint-Michel, située tout près du chantier. Le roc appartiendra à la Ville de Montréal qui pourra le réutiliser pour des aménagements futurs. 

Malheureusement, non. Chaque tunnelier est conçu sur mesure avec des spécifications techniques très précises pour un projet. Il arrive que certaines de ces composantes puissent avoir une deuxième vie. Par ailleurs, il faut savoir que c’est l’adjudicataire (MBH) qui est propriétaire de l’appareil et non pas la STM.

À vous de voter : quel sera le prénom du tunnelier ?

Du 9 au 22 mars, votez pour votre marraine préférée ou courez la chance d'accéder au chantier.

Un concours est en cours, afin de nommer le tunnelier qui réalisera l’excavation et le bétonnage du tunnel entre les stations Vertières et Anjou. Cette initiative vise à renforcer le lien entre ce grand chantier et les communautés qu’il desservira.

Nommer un tunnelier est une tradition bien établie dans les grands projets d’infrastructures à travers le monde. Selon cette coutume, l’engin est placé symboliquement sous la protection d’une marraine avant de commencer à creuser. 

Le processus

Un appel de propositions a été réalisé en janvier dernier, auprès de nos employés et partenaires, afin de récolter des suggestions de femme québécoise vivante ayant marqué significativement un domaine lié au projet tel que le génie, le développement durable ou le transport collectif.

Cinq finalistes ont été sélectionnées par le jury selon différents critères, notamment la pertinence, la cohérence avec le projet et la portée de la contribution de la candidate. En plus de donner son prénom au tunnelier, la marraine choisie aura l’occasion de suivre la progression des travaux et de visiter les équipes sur le chantier.

À vous de voter!

Découvrez les candidates, votez pour votre marraine préférée et courez la chance d’assister à l’évènement de démarrage et de dévoilement du nom du tunnelier au chantier Vertières.

Pour vous remercier de contribuer à la décision du choix de la marraine du tunnelier, 3 personnes, tirées au sort, auront la chance d’assister à l’événement de démarrage de l’appareil, lors duquel la marraine sera dévoilée. L’événement aura lieu au printemps 2026.

Est-ce que le tunnelier s’appellera Florence, Geneviève, Lisette, Louise ou Michèle? C’est à vous de décider!

Je choisis la marraine

Florence Junca-Adenot
Spécialiste en transport et en urbanisme

« Tout évènement qui permet de mettre en valeur l’utilité des transports collectifs, j’embarque. C’est un projet mobilisateur qui stimule le développement de quartiers agréables à vivre et accessibles, nous éloignant de la morosité ambiante. »

Florence Junca-Adenot est titulaire d'un doctorat en sciences économiques, d’une maîtrise en sociologie de l'Université de Bordeaux, d’un MBA de l’Université Laval. Elle est actuellement professeure associée au département d'études urbaines et touristiques de l’UQAM. 

À compter de 1971, elle occupe diverses fonctions à l’UQAM, pilotant, entre autres, la construction des 10 phases de développement du campus. En parallèle, elle s’implique dans sa communauté, devenant la première conseillère municipale de Boucherville en 1978.

De 1990 à 1997, elle préside la société ayant le mandat de relancer le Vieux-Montréal qui a permis la mise sur pied du musée de la Pointe-à-Callière et la rénovation du Marché Bonsecours. 

De 1996 à 2004, elle est la présidente-directrice générale de l’Agence métropolitaine de transport. Invitée à stimuler la relance des transports collectifs dans la région métropolitaine, elle fait renaitre les trains de banlieue et pilote le développement du métro vers Laval.

Chevalière de l’Ordre national du Québec et commandeure de l’Ordre de Montréal, Florence Junca-Adenot s’est également vu décerner un doctorat honoris causa de l’Université de Montréal. Elle a fondé ou présidé une quinzaine d’organisations et est toujours activement impliquée dans le domaine de l’urbanisme et du transport collectif. 

Geneviève Boisjoly
Ingénieure spécialiste en planification des transports

« Je suis honorée que mon nom ait été retenu parmi les finalistes pour devenir la marraine du tunnelier. Cette reconnaissance appartient aussi à toute la communauté de Polytechnique engagée pour améliorer la mobilité durable. »

Geneviève Boisjoly est professeure à Polytechnique Montréal, où elle se spécialise en planification des transports et en mobilité durable. Elle détient un baccalauréat en génie mécanique de Polytechnique Montréal, une maîtrise en science du développement durable de l’Université de Lund en Suède et un doctorat en urbanisme de l’Université McGill.

Geneviève s’intéresse aux liens entre les transports, les habitudes de déplacement et la qualité de vie. Ses recherches mettent en lumière l’importance des dimensions sociales dans la pratique du génie des transports, un aspect encore peu présent dans les approches traditionnelles. Elle aborde également les enjeux d’équité pour mieux répondre aux besoins des collectivités. 

Avec son équipe, elle contribue à imaginer des villes plus accessibles et mieux adaptées aux défis actuels de mobilité.

Geneviève Boisjoly est membre du Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d'entreprise, la logistique et le transport (CIRRELT) et de l’Institut de valorisation des données (IVADO).

Lisette St Onge
Première opératrice de métro à Montréal

« J’ai adoré mon métier d’opératrice de métro. Je n’aurais jamais cru avoir la possibilité de devenir la marraine du tunnelier du prolongement de la ligne bleue. »

En 1980, Lisette St Onge (qui porte alors le nom de Lisette Renaud) est embauchée comme chauffeuse de bus à la Commission de transport de la Communauté urbaine de Montréal (CTCUM, aujourd’hui la STM). À cette époque, elles étaient à peine une quinzaine derrière le volant, la première chauffeuse ayant été embauchée trois ans plus tôt.

Quelques mois plus tard, Lisette apprend que le métro est à la recherche de nouveaux opérateurs. Intriguée, elle tente sa chance et sa candidature est acceptée. Encouragée par ses collègues, elle devient, au printemps 1981, la première opératrice de métro à Montréal.

Il fallut attendre plus de six ans avant qu’une deuxième femme fasse le saut et devienne opératrice. Lisette a bénéficié d’un environnement de travail bienveillant formé de collègues gentils, respectueux et qui ont su bien l’accueillir. 

Aujourd’hui retraitée, elle conserve d’excellents souvenirs de sa carrière, notamment en ayant représenté dans diverses tribunes les femmes occupant des métiers non traditionnels à la STM.

Louise Millette
Ingénieure et professeure engagée

« L’accès au transport en commun est tellement important pour permettre à Montréal de vivre son urbanité. Je serais ravie de pouvoir participer à un projet aussi majeur que le prolongement de la ligne bleue. »

Bachelière en génie civil de Polytechnique Montréal, Louise Millette s’intéresse très tôt à l’environnement et au développement durable. Elle poursuit ses études à la maîtrise à l'Université de Colombie-Britannique, puis au doctorat à Polytechnique Montréal.

De 1990 à 2002, elle travaille chez Bell Canada, où elle joue un rôle clé dans l'identification, le développement et la mise en œuvre de stratégies et de programmes pour la gestion des aspects environnementaux de l'entreprise.

En 2001, elle est élue directrice du Département des génies civil, géologique et des mines de Polytechnique Montréal. Elle devient ainsi la première femme à diriger un département de cette institution. En plus de sa charge de direction, elle se donne pour mission d’instaurer une culture du développement durable au sein de l’institution. Son engagement mène à l’obtention de plusieurs certifications pour l’École Polytechnique et culmine, en 2013, par la création du Bureau du développement durable.

Chevalière de l’Ordre de Montréal, Louise Millette est actuellement présidente de la Fondation Rivières. Elle a aussi été présidente de du conseil d’administration de l’Ordre des ingénieurs du Québec et l'Association québécoise de vérification environnementale, en plus de s’impliquer dans plusieurs autres organismes.

Michèle Thibodeau-DeGuire
Ingénieure et administratrice

« En tant qu’ingénieure civile, cette nomination est un honneur qui me touche beaucoup. Ce serait un cadeau de participer à un projet aussi mobilisateur et ancré dans la communauté. »

En 1963, Michèle Thibodeau-DeGuire est la première diplômée en génie civil de Polytechnique Montréal. D’abord ingénieure en structures chez Lalonde Girouard Letendre, elle devient ensuite la première femme ingénieure-conseil au Québec. De 1982 à 1984, elle est déléguée générale du Québec à Boston, devenant ainsi la première femme à occuper un poste de déléguée générale du Québec à l'étranger.

Elle rejoint Polytechnique Montréal en 1985, d’abord comme adjointe au président, puis comme directrice des relations publiques de l’établissement. De 1991 à 2012, elle est présidente et directrice générale de Centraide du Grand Montréal, qui connaît alors un succès sans précédent. De 2013 à 2020, elle est la première femme à occuper le poste de présidente du conseil d’administration de Polytechnique Montréal.

Membre de l'Ordre du Canada, chevalière de l'Ordre national du Québec et commandeure de l’Ordre de Montréal, Michèle Thibodeau-DeGuire a reçu d’innombrables distinctions au fil des ans, dont un doctorat honorifique des quatre grandes universités montréalaises. Depuis 2013, Centraide du Grand Montréal remet le prix Michèle-Thibodeau-DeGuire à une personne bénévole qui a marqué l'organisation par son engagement, son leadership et ses qualités humaines.

Règlement du concours en PDF 

Le projet en images

Contenu de l'onglet 3

Contenu de l'onglet 4

Contenu de l'onglet 5


Le Projet ligne bleue s’inscrit dans la foulée de la Déclaration du gouvernement du Québec et de la Ville de Montréal pour revitaliser l’Est de Montréal. De nombreux projets sont en cours pour donner une nouvelle impulsion à ce secteur. L’accroissement de la mobilité, le développement économique et l’amélioration des milieux de vie des citoyens sont au cœur de cet ambitieux chantier. Pour en savoir plus, consultez Québec.ca/RevitalisationEstMontreal.