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EMV : Un investissement très rentable!

—  Revue Transport et routes - AQTR

Par M. Gordon Teasdale
Directeur, Ventes et perception et Revenus voyageurs 
Société de transport de Montréal

Dans la foulée de la demande des deux principales firmes émettrices de cartes de crédit (Visa et MasterCard) de faire migrer les cartes bancaires vers la norme EMV (Europay MasterCard Visa), les institutions financières canadiennes ont dû déployer graduellement des cartes à puce auprès de leur clientèle au cours des dernières années. Ces nouvelles cartes de crédit à puce répondent maintenant à la norme EMV, un standard international de sécurité. Les marchands offrant à leur clientèle ce mode de paiement devront également respecter cette nouvelle norme d’ici le 31 décembre 2015, sans quoi ils devront assumer l’intégralité des coûts des transactions frauduleuses sur carte bancaire, le cas échéant.

C’est dans ce contexte que la Société de transport de Montréal (STM) s’est intéressée aux impacts positifs de l’application de ce nouveau standard de sécurité avec le système de billettique OPUS mis en place en 2010. La Société a mené des études exhaustives durant près d’un an, ce qui lui a permis de conclure que les bénéfices escomptés justifiaient la mise à niveau de l'ensemble de son parc de distributrices automatiques de titres et de bornes de rechargement. En effet, si la distributrice automatique permet à la clientèle de payer ses titres de transport autant en argent comptant que par carte bancaire, la borne de rechargement n’accepte que les cartes bancaires.

Profitant de la saison estivale, qui est une période généralement moins achalandée, la STM a procédé en 2012 au remplacement des modules de paiement de ses équipements, comme le clavier et le lecteur bancaire. Elle a aussi apporté des modifications aux logiciels existants du système de billettique OPUS, notamment pour mettre à jour l’intergiciel régissant les communications entre le système central OPUS et l’application bancaire des sociétés émettrices de cartes de crédit et de débit. Ce faisant, la Société est devenue l’une des premières entreprises au Canada à se conformer au standard EMV.

Un système de perception en évolution 
Depuis son implantation en 2008, le système OPUS a permis de réduire significativement la fraude associée à la perception des revenus voyageurs. Toutefois, le paiement par cartes de crédit et de débit munies d’une bande magnétique avait ouvert la porte à un nouveau type de fraude potentielle. En effet, la Société a rapidement constaté que l’utilisation de cartes frauduleuses présentes dans l’industrie du détail pouvait représenter un risque croissant sur le plan de la perception. L’autorisation de paiement par le réseau bancaire entraînait non seulement une rétrofacturation du montant de l’achat à la STM, mais aussi des frais administratifs liés à ladite opération. Bien qu’étant très peu touchée financièrement, la clientèle pouvait également subir les contrecoups d’une fraude avec les risques de clonage de carte de crédit ou de débit.

C’est pourquoi, dès 2009, la STM a mis en place différentes mesures administratives et opérationnelles pour en limiter le risque inhérent, comme la pose de cornières sur les lecteurs de cartes et le contrôle des transactions en temps réel, et ce, en collaboration avec sa direction Sûreté et contrôle ainsi qu’avec les institutions bancaires. De plus, une entente temporaire a été conclue entre la STM, Visa et MasterCard pour refuser les cartes de crédit étrangères sur ses distributrices automatiques de titres et sur les bornes de rechargement. L’ensemble de ces mesures ont porté fruit car elles ont permis de diminuer substantiellement le manque à gagner dû à la fraude effectuée par carte de crédit, qui était évalué à plus de 1,5 million de dollars en 2008 et 2009, et à près de 500 000 dollars en 2011 et 2012.

Prendre les mesures nécessaires pour optimiser la sécurité 
Le phénomène des fraudes par carte bancaire est bien connu et généralisé dans les pays où la carte à puce n’est pas encore implantée. Au Canada, les sociétés émettrices se sont dotées d’un plan de diffusion de carte bancaire à puce, qui prévoit une période d’adhésion permettant aux marchands d’installer les équipements appropriés pour la lecture de ces nouvelles cartes et de rendre conformes les modules de paiement bancaire. Rappelons que cette nouvelle exigence réglementaire a été initiée à la suite de fraudes commises avec des cartes de crédit à puce qui avaient été traitées avec des équipements non adaptés comme une carte de crédit à bande magnétique. Depuis octobre 2010, les frais encourus par ce type de fraude sont à la charge des marchands, ce qui constitue un argument supplémentaire pour encourager les détaillants à se conformer à cette nouvelle norme de l’industrie.

Des retombées directes pour contrer la fraude 
L’équipe de projet avait pour mandat de recommander un positionnement organisationnel, financier et technologique afin de procéder à la mise à niveau du système OPUS pour y intégrer le standard EMV. Une fois l’aval donné à ce projet, la STM devait ensuite acquérir les composants technologiques nécessaires et les déployer dans son parc d’équipements ainsi que dans celui de l’Agence métropolitaine de transport (AMT). Enfin, l’équipe devait prévoir accompagner efficacement la clientèle pendant le déploiement afin qu’elle puisse se familiariser avec ces nouveaux équipements. Le déploiement visait notamment à l’informer du changement lors de l’utilisation de la carte bancaire pour l’achat d’un titre, en laissant dorénavant la carte dans le lecteur pour ensuite saisir le numéro d’identification personnelle (NIP), par rapport à l’ancienne méthode qui consistait à glisser rapidement la carte bancaire dans le lecteur. La mise à niveau des équipements installés dans les 68 stations du métro de Montréal s’est échelonnée sur une période d’environ trois mois.

À tous égards, les résultats furent probants : l’implantation rapide du standard Europay MasterCard Visa permettait à la STM de diminuer la fraude par carte bancaire. Parmi les avantages[1] justifiant l’investissement de 3,75 millions de dollars, mentionnons :

  • Des détaillants adhérant déjà au standard EVM ont observé une simplification dans l’exploitation de leur système de paiement;
  • La carte à puce avec NIP confère non seulement aux détaillants une plus grande sécurité, mais elle permet aussi une foule de possibilités en termes d’applications de pointe. À titre d’exemple, l’intégration de programmes de fidélisation novateurs aux cartes de paiement existantes offrent aux détaillants la possibilité d’acquérir une part de marché, tout en renforçant leur marque;
  • Une très large proportion de Canadiens est préoccupée par la sécurité des renseignements de leur carte. Ainsi, plus de la moitié d’entre eux craignent que leurs données personnelles ne soient interceptées au point de vente. Par ailleurs, le tiers des Canadiens croient que la responsabilité de la sécurité de leur carte de crédit incombe en partie aux détaillants;
  • Étant donné que l’Asie, l’Amérique latine et l’Union européenne se conforment de plus en plus à la technologie EMV, un nombre croissant de consommateurs étrangers effectuant des transactions au Canada sont titulaires d’une carte à puce avec NIP. En offrant aux clients du transport collectif la technologie EMV pour l’acquisition de titres de transport, la STM vise à augmenter leur sentiment de sécurité.

La réalisation de ce projet novateur a en outre favorisé, à moindre coût, l’intégration de la fonctionnalité sonore dans les distributrices automatiques de titres et les bornes de rechargement pour une plus grande accessibilité aux personnes aveugles et amblyopes, leur permettant ainsi :

  • D’être guidées par des instructions parlées, générées par voix de synthèse, lors de l’achat de titres de transport;
  • D’utiliser un clavier bancaire avec repérage tactile en Braille;
  • D’utiliser le système OPUS à l’aide d’une interface offrant une plus grande simplicité de navigation;
  • De mieux repérer visuellement les fonctions affichées à l’écran par un jeu de contrastes, qui accroît l’ergonomie d’utilisation des équipements.

Des résultats concluants : un choix payant 
Sur le plan financier, la mise en place de la norme EMV démontre hors de tout doute que la fraude liée aux cartes bancaires est en nette diminution. En effet, la STM a réduit son manque à gagner, qui était d’environ 500 000 $ par année avant l’implantation, à quelques milliers de dollars après l’implantation. Ce résultat est d’autant plus positif que durant cette période, la STM a vu augmenter de 25 % ses ventes de titres à partir des distributrices automatiques de titres et des bornes de rechargement.

Tel qu’anticipé, le niveau de pertes est pratiquement inexistant, ce qui confirme qu’investir dans cette solution avant l’échéance prévue de la fin de 2015 est un choix payant, tant pour la clientèle que pour la STM.


[1] Les implications du passage à la carte à puce avec NIP. Perspective sur les détaillants canadiens par J.C. Williams Group Limited, janvier 2007

STM: From the Ice Age to World-Class Service (Anglais seulement)

—  Mass Transit
In the past, to be a manager at Société de transport de Montréal, you had to be an engineer. And Chief Executive Officer Carl Desrosiers, an engineer himself, said that’s not necessarily a good thing. He said STM of the past was more focused on the technology while today, due in part to benchmarking and more customer interaction, there has been a shift in how it operates.

La STM s’inspire de ses semblables

—  Métro
Dans le réseau de la Société de transport de Montréal (STM), il y a un peu de tous les réseaux de transport en commun du monde entier. Depuis plus d’une dizaine d’années, le STM profite du balisage international réalisé par le Collège impérial de Londres. Elle débourse près 40 000$ par année pour avoir accès à ce partage d’informations.

La STM fait valoir ses impacts économiques

—  La Presse
Après avoir fait valoir ses impacts environnementaux et sociaux, la Société de transport de Montréal (STM) a décidé de faire valoir ses impacts économiques. Elle a ainsi voulu rappeler, dans le contexte électoral actuel, l'importance du transport en commun.

Best Canadian Cities for Public Transit (Anglais seulement)

—  Walk Score
Following on our ranking of the best U.S. cities for public transit earlier this year, today we’re announcing our first ranking of the best Canadian cities for public transit. We’ve calculated the Transit Score of 38 Canadian cities and almost 1,000 neighborhoods to help you find an apartment for rent or home for sale with a better commute and more transportation choices. In comparison to the United States, Toronto and Montreál score better than any large U.S. city except New York and San Francisco. And Vancouver, with a Transit Score of 74, trounces nearby Seattle (our home town), with a Transit Score of 57.

Dans les entrailles de la ligne jaune

—  Métro
Le tunnel de la ligne jaune du métro de Montréal a besoin de réfections majeures. Le béton de la voûte se détériore et les infiltrations d’eau s’accumulent. Pour faire ces travaux, la Société de transport de Montréal (STM) fermera complètement la ligne pendant 25 fins de semaine, dès le mois de mars. Sans ces réparations, l’envergure des réfections nécessaires pourrait quadrupler d’ici 10 ans. Les journalistes ont obtenu l’accès à cette zone où les travailleurs sont déjà à pied d’œuvre au petit matin.

Autobus et métro en panne de financement

—  La Presse
Le 13 janvier dernier, quand un imposant morceau de béton s'est détaché d'un viaduc du boulevard Henri-Bourassa pour tomber sur une voiture qui roulait sur l'autoroute 40, le monde des transports en commun a tremblé. La possibilité qu'une partie des fonds destinés à l'entretien des routes soit plutôt attribuée aux transports collectifs, en difficulté financière, est soudainement devenue, ce jour-là, moins probable.

Ce métro qui est arrivé trop tard

—  Planète INRS.ca
Londres, Paris, New York. Il suffit de regarder les cartes des métros de ces grandes villes pour faire baver d’envie n’importe quel piéton montréalais : des systèmes ramifiés, des lignes qui couvrent l’ensemble du territoire et des possibilités de correspondances qui donnent le tournis. En comparaison, les quatre lignes montréalaises ont l’air bien modestes. Pourquoi? Une des personnes les plus qualifiées pour répondre à cette question s’appelle Dale Gilbert. Il a à peine 30 ans et arrive au terme de son postdoctorat sur notre petit métro souvent mal aimé. Un parcours qu’il a réalisé sous la supervision de Claire Poitras, directrice du Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS.

STM: Michel Labrecque fait le bilan

—  La Presse
Michel Labrecque a toujours fait des listes. Il y a près de cinq ans, en prenant la présidence de la Société de transport de Montréal (STM), sa liste des «choses à faire» comprenait 28 points. Au moment de quitter un emploi et une équipe qu'il a adorés, il assure avoir coché tous les articles de cette liste. Y compris un point «qui n'est pas réglé».

Profession : restauratrice d'oeuvres d'art

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Plus d’une centaine d’œuvres d’art se trouvent un peu partout dans le réseau du métro de Montréal, et comme tout ce qui constitue les tunnels où passent des milliers de citadins chaque jour, la restauration est souvent de mise. Depuis 2007, la STM a investi plus de 750 000 $ dans la réalisation de son programme d’entretien et de restauration des œuvres d’art du métro de Montréal, ce qui a permis de mettre en valeur près d’une trentaine d’œuvres.

STM: un garage vert et surprenant de 165 millions

—  La Presse
La Presse Affaires a visité en exclusivité le chantier de cet imposant projet de 165 millions de dollars qui doit être inauguré au début de décembre. La STM a mandaté la firme d'architectes Lemay associés pour créer un centre capable d'accueillir 300 autobus flambant neufs, et jusqu'à 800 employés du groupe.

Montreal Subway

—  Fubiz.net
Le jeune photographe français, originaire de Toulouse, Alexandre Chamelat livre une série de clichés du métro montréalais. Prenant le même point de vue, ses images souterraines semblent nous inviter à un voyage dans les souterrains canadiens. A découvrir en détails dans la suite de l’article.

Combien faut-il payer pour un condo près du métro?

—  LaPresse
Habiter près du métro, c'est pratique, mais quel prix faut-il y mettre? Selon une étude récente sur les prix marchands des condos à proximité des stations montréalaises, il s'avère tout à fait possible d'habiter près d'une bouche de métro pour moins de 250 000$.

Des personnages peints sur la station de métro Jarry

—  Metro Montréal
Les passants pourront voir, durant les prochaines semaines, l’artiste de «street art» Labrona embellir la structure de béton devant la station de métro Jarry. Une murale est en cours de réalisation, produite par l’organisme MU en partenariat avec l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. «Labrona est un artiste reconnu internationalement pour son style très typé, très contemporain et ses personnages monochromes, a rapporté Elizabeth-Ann Doyle, directrice générale de MU. C’est à ce style-là qu’on peut s’attendre sur le métro Jarry.» À Montréal, cet artiste a déjà réalisé une murale au coin des rues Saint-Denis et Sherbrooke.

Public Transit Is Worth Way More to a City Than You Think

—  The Atlantic Cities
Planning scholar Daniel Chatman of the University of California at Berkeley has been thinking a lot lately about "agglomeration." Don't let the technical word throw you. All it really means is more people in the same place. As more people collect in a city center, more jobs cluster there too, boosting both wages and economic productivity over time. And the key to it all, he believes, may be public transportation.

L'île de Montréal a atteint Kyoto

—  La Presse
Selon l'Inventaire 2010 des gaz à effet de serre (GES), rendu public hier par la Ville de Montréal, les émissions ont en effet diminué de 6% par rapport à 1990, soit exactement l'objectif du protocole.

Investissement de 26,5 M$ en transport collectif pour faciliter les déplacements dans la région métropolitaine

—  Gouvernement du Québec
Le ministre des Transports et ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, M. Sylvain Gaudreault, annonce un investissement gouvernemental de 26,5 millions de dollars pour des mesures en transport collectif visant à faciliter les déplacements dans la région de Montréal. La plupart de ces mesures seront mises de l'avant graduellement, tout au long de la saison des chantiers routiers 2013.

Une large coalition demande au gouvernement de majorer de 1 milliard $ par année les sommes investies dans le transport en commun

—  Communauté métropolitaine de Montréal

Suite aux deux journées de consultation sur la nouvelle politique québécoise de mobilité durable (PQMD), tenues à Longueuil, une déclaration a été remise aujourd’hui au ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire et ministre des Transports, M. Sylvain Gaudreault. Cette déclaration est cosignée par plus d’une trentaine d’organismes tels l'Union des municipalités du Québec (UMQ), l’Ordre des architectes du Québec (OAQ), le Réseau des ingénieurs du Québec (RéseauIQ), l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ), le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ), l’Alliance pour le financement des transports collectifs au Québec (TRANSIT), la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM).

La Société de Transport de Montréal confie à SAP le développement d’une application analytique en temps réel

—  Decideo.fr

La STM (Société de Transport de Montréal) qui gère le réseau de bus et de métro de la capitale économique du Québec, vient de dévoiler une nouvelle application pour iPhone, qui combine les données de transport et la géolocalisation des usagers avec un moteur d’offres commerciales. L’application a été développée par SAP à Montréal, elle est hébergée en Allemagne sur le « cloud » de SAP et s’appuie sur la base de données HANA.

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Une centaine de partenaires au lancement de STM Merci

—  Source: Infopresse

La Société de transport de Montréal(STM) lançait hier STM Merci, une application mobile pour iPhone proposant des offres exclusives à ses usagers selon leur profil.

Le projet, qui vise à tester une nouvelle application de marketing relationnel, permettra aux premiers utilisateurs de recevoir des offres personnalisées et géociblées qui tiendront compte de leurs préférences et habitudes. Par exemple, une personne voyageant sur un circuit d'autobus passant à proximité d'un supermarché IGA pourrait recevoir à même son portable une offre exclusive et instantanée sur un des produits mis en vedette par l'épicier - réduction ou livraison gratuite, etc.


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Home Values Near Transit Outperform

—  UrbanLand

Une étude récente menée dans cinq grandes villes américaines démontre que les maisons situées à proximité des services de transport collectif ont gardé une meilleure valeur de revente lors de la récession américaine que les maisons dans des quartiers davantage centrés sur la voiture.

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