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 Liste des communiqués

 

La STCUM présente son Budget 2000
Un budget de transition

  • Maintien de la contribution de la CUM
  • Légère augmentation de certains tarifs
  • Diminution des dépenses d’exploitation pour un niveau de service équivalent à celui de 1999

Montréal, le 28 octobre 1999 - Les membres du conseil d’administration de la STCUM approuveront ce soir le Budget 2000. Pour M. Frank Zampino, président, "il s’agit d’un budget de transition, qui tient compte du contexte de resserrement des finances publiques". En baisse de 9,8 M$ par rapport à celui de 1999, ce budget de 675,5 M$ prévoit le maintien de la contribution de la CUM au même niveau qu’en 1999, soit à 231,6 M$, et une légère augmentation de certains tarifs, ce qui portera à 47 $ le prix de la CAM et à 2 $ le paiement en espèces du tarif ordinaire, à compter de janvier 2000. Toutefois, le paiement en espèces du tarif réduit et le prix des tickets (tarifs ordinaires et réduits) demeureront les mêmes qu’en 1999.

Maintien de la contribution des municipalités de la CUM

"On se souviendra qu’afin alléger le fardeau fiscal des municipalités, qui ont dû absorber un autre transfert de facture du gouvernement du Québec, il a été convenu, en 1998, de remettre à la CUM un montant de 23 M$ à titre d’avance sur sa contribution de 1999. Ainsi, les municipalités de la CUM ont versé un montant net de 231,6 M$ pour 1999. Dans le budget 2000, cette contribution est maintenue au même niveau", a précisé M. Zampino.

Diminution des dépenses d’exploitation pour un niveau de service équivalent à 1999

En 2000, les dépenses liées à l’exploitation diminueront de 17,9 M$, soit de 3,2 % par rapport au budget 1999. Toutefois, le niveau de service planifié sera sensiblement le même qu’en 1999, des ressources additionnelles seront allouées pour assurer à la clientèle la livraison de 100 % du service planifié.

Pour équilibrer son budget, la STCUM doit réaliser des compressions de l’ordre de 23 M$ au chapitre de la rémunération. Ces mesures de réduction constituent un des principaux enjeux des négociations qu’elle entreprendra sous peu avec quatre de ses six unités syndicales dont les conventions collectives viennent à échéance en janvier 2000.

La hausse des revenus-voyageurs et la relative stabilité des autres revenus feront en sorte que les revenus d’exploitation couvriront 58 % des dépenses d’exploitation des réseaux autobus et métro en 2000, comparativement à 42,8 % en 1991. Ce plus haut niveau d’autofinancement atteint depuis la dernière décennie est étroitement lié à la diminution des dépenses d’exploitation de ces réseaux.

Augmentation du budget du transport adapté

Faisant face à l’accroissement des demandes, le transport adapté prévoit assurer 1 245 000 déplacements en minibus et en taxi en l’an 2000. Pour ce faire, il disposera d’un budget total de 25,7 M$, en hausse de 5,7 % par rapport à celui de 1999, budget subventionné à 75 % par le ministère des Transports du Québec.

Baisse du financement public de la STCUM au cours des dix dernières années

M. Zampino a tenu à rappeler que lors de la dernière décennie, le financement public de la STCUM a connu de nombreux soubresauts. D’une part, le gouvernement du Québec a diminué de 171 M$ sa contribution à l’exploitation. En incluant son retrait du financement des trains de banlieue en 1996, ce chiffre s’élève à 190 M$. Cette baisse a été partiellement compensée par la contribution de 50 M$ provenant du prélèvement sur l’immatriculation et de la taxe sur l’essence. D’autre part, la contribution des municipalités de la CUM au transport en commun a augmenté de 96,5 M$.

"Ainsi pour l’ensemble de ses dépenses et en tenant compte de la contribution de 1,8 M$ de la STRSM aux coûts d’exploitation et d’immobilisations de la ligne 4 du métro, la STCUM accuse un manque à gagner de 23,6 M$ par rapport à 1990. Considérant que son service de dette a augmenté 34,7 M$ pour la même période, le financement public net des dépenses d’exploitation de la STCUM a, en fait, diminué de 58,3 M$. Pour absorber ce manque à gagner et les hausses normales des coûts de sa main-d’oeuvre et de ses biens et services, la STCUM a dû diminuer de façon importante ses dépenses. Depuis 1994, la réduction de l’effectif et des heures supplémentaires équivaut à une diminution de plus de 1 000 postes, soit une baisse de 13 %", a expliqué M. Jacques Fortin, directeur général.

"Cette situation, jumelée au fait que la part des déplacements réalisés en transport en commun est passée de 38 % à 30 % entre 1988 et 1998, démontre qu’il devient de plus en plus impératif d’agir afin de relancer le transport en commun dans la région de Montréal. Cette relance nécessite des actions rapides et d’envergure dont il faudra absolument tenir compte lors de la révision des structures municipales, de l’élaboration d’un nouveau pacte fiscal entre Québec et les municipalités, de la révision de la Loi sur l’Agence métropolitaine de transport et de la sortie prochaine du plan de transport du gouvernement du Québec," a conclu M. Zampino.

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