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Autobus à plancher surbaissé Le groupe de travail de la STCUM trouve le problèmeMontréal, le 14 janvier 1999 - À la suite des investigations menées pour comprendre le problème de décélération plus lente observé sur une douzaine d’autobus à plancher surbaissé de la STCUM, le groupe de travail a découvert qu’un certain nombre de cylindres dont plusieurs proviennent d’un même lot de fabrication, n’étaient pas lubrifiés adéquatement, ce qui avait pour effet de créer une résistance qui ralentissait le mouvement du cylindre pneumatique de commande de l’accélérateur.Par mesure de précaution, la STCUM a donc décidé de vérifier les cylindres de tous les autobus à plancher surbaissé afin de s’assurer qu’ils sont tous lubrifiés convenablement. Cette opération a débuté hier et elle devrait se poursuivre d’ici à la fin de la semaine. Le directeur général, M. Jacques Fortin, a indiqué que les véhicules pourront alors rouler en toute sécurité et qu’ils reprendront progressivement la route, c’est-à-dire au fur et à mesure qu’ils auront été vérifiés ou corrigés, le cas échéant. Il estime donc qu’une centaine de véhicules vont rouler cet après-midi et que le service sur le réseau de surface devrait revenir à la normale dès samedi. M. Fortin a tenu à souligner la qualité du travail réalisé par les employés de la STCUM et de NovaBUS, l’étroite collaboration du Syndicat du transport de Montréal (CSN), du Syndicat des chauffeurs, opérateurs et employés des services connexes (SCFP), des représentants de la compagnie Williams qui fabrique le cylindre. "Nous venons de traverser une crise importante. Les événements nous ont toutefois donné raison. Comme transporteur public, nous devions retirer de la circulation ces véhicules parce que la nature des incidents dont ils ont fait l’objet pouvait comporter un danger pour la sécurité du public voyageur et de nos employés. Nous sommes conscients des inconvénients que cette situation a pu causer à notre clientèle et nous la remercions de sa compréhension", a ajouté M. Fortin. Rappelons enfin que le 4 janvier dernier, la STCUM retirait de la circulation 360 autobus à plancher surbaissé (20 % de son parc) après que des chauffeurs aient signalé des problèmes de décélération sur leur véhicule. Le 7 janvier, après avoir mis en place une procédure d’inspection préventive et augmenté la tension sur le ressort du cylindre, elle les remettait progressivement en service. Le 8 janvier, à 19 h, le service revenait à la normale sur le réseau de surface. Pour assurer un suivi, la STCUM met en place une procédure spéciale invitant les chauffeurs à être encore plus vigilants et à signaler toute anomalie ou défectuosité à bord de ces véhicules. Le samedi 9 janvier, un chauffeur du Centre de transport Anjou signale un problème. La STCUM entreprend une série de tests sur le véhicule, fait entrer les autobus à plancher surbaissé et décide de les immobiliser le 10 janvier, étant donné qu’elle n’en a pas besoin pour offrir le service le dimanche (achalandage réduit). Dans l’après-midi, la STCUM conclut que l’incident rapporté la veille est de même nature que ceux survenus les 31 décembre et 1er janvier et concerne le problème de décélération plus lente. La STCUM se rend à l’évidence : les mesures qu’elle avait prises n’ont pas été suffisantes pour régler le problème. Elle réunit le comité de travail, composé de mécaniciens, d’experts de la STCUM et de NovaBUS. Elle invite la STL et la STRSM à suivre l’évolution des travaux. Le 12 janvier, à la demande de NovaBUS, deux représentants de la compagnie Williams se joignent au groupe de travail et mettent leur expertise à contribution. La STCUM prend des mesures d’appoint et injecte dans le service une dizaine de minibus loués. Le 13 janvier, la problématique est cernée et la solution est trouvée, mais il faut passer par une dernière étape de validation. Le groupe de travail met en place des mesures de suivi rigoureuses pour s’assurer que le problème ne se reproduira pas. Signalons enfin que la STCUM réinjectera une centaine de véhicules cet après-midi sur ses lignes les plus achalandées, et que les lignes 11, 14, 17, 221, 261, 420 et 505 demeureront coupées aujourd’hui. -30- |
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