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Dépôt des États financiers 1997
Des efforts qui portent fruit

Montréal, le 8 avril 1998 - Les membres du Conseil d'administration ont adopté ce soir les États financiers 1997 qui reflètent un excédent des revenus sur les dépenses de 21,3 millions de dollars, soit 9,3 M $ de plus que ce qu'anticipait le Budget 1998. Ces résultats ont été rendu possibles grâce à une augmentation des revenus voyageurs et à un rigoureux exercice de compression des dépenses. Il a été atteint malgré la réduction de la contribution de 9 M $ des municipalités de la CUM au budget de la STCUM. Selon M. Yves Ryan, "ces résultats sont très intéressants puisqu'ils témoignent des efforts de rationalisation qui ont été consentis tout au long de l'année et de l'engagement de la direction à gérer plus efficacement les fonds publics. S'ils ont été plus élevés, c'est parce que les mesures qui ont été prises ont porté fruit plus rapidement que prévu. Nous ne pouvons que nous en réjouir".

Augmentation des revenus voyageurs et de l'achalandage
Différents facteurs expliquent l'augmentation de 10,2 M $ des revenus-voyageurs du service autobus et métro. D'abord, la reprise de l'achalandage, constatée depuis 1995 et qui s'est poursuivie en 1997, affiche une hausse de près de 1 % (2,3 millions de déplacements) par rapport à 1996, ce qui porte à 338,8 millions le nombre de déplacements effectués en 1997. De plus, les ventes de cartes mensuelles et de tickets simples ont augmenté au profit des tickets vendus en lisière ou en carnet.

Hausse des revenus régionaux
Les revenus régionaux provenant de la vente des cartes métropolitaines sont en hausse de 5,5 M $ en 1997. Cette augmentation résulte de l'entente sur le partage des revenus accompagnant la mise en place de l'Agence métropolitaine de transport en 1996. En 1997, les revenus régionaux sont répartis à parts égales selon le lieu de résidence et la distance parcourue par les usagers.

L'augmentation des revenus-voyageurs de 15,7 M $ (incluant les revenus régionaux) et la stabilité des autres revenus d'exploitation contribuent à l'accroissement du taux d'autofinancement des dépenses d'exploitation du réseau autobus et métro à 52,2 % comparativement à 47,9 % en 1996.

Hausse des subventions du gouvernement du Québec
Depuis quelques années, la STCUM doit investir des sommes importantes pour maintenir en bon état ses actifs. Le service de la dette jumelé aux sommes versées au fonds d'amortissement représentent un accroissement des dépenses de 24,6 M $. Au chapitre des subventions liées aux investissements, le gouvernement du Québec a versé 12,7 M $ de plus qu'en 1996 pour financer l'acquisition des véhicules et autres dépenses d'immobilisations par le biais du service de la dette.

Baisse des dépenses :
les efforts portent fruit plus tôt que prévu

Les dépenses d'exploitation pour le service autobus et métro ont diminué de 16 M $ par rapport à 1996, essentiellement en raison des efforts de rationalisation entrepris au cours de l'année, dont certains ont touché l'offre de service et auxquels la clientèle a dû consentir malgré elle.

Dès sa nomination, en mai, le directeur général, M. Jacques Fortin, a gelé les dépenses non essentielles et le développement en informatique. Il a en outre mis en place un Comité stratégique dont le mandat était de trouver des pistes d'économies afin de boucler le budget 1998. Révision des modes de fonctionnement et de certaines politiques ou pratiques, resserrement des dépenses non directement reliées au service, compression des heures supplémentaires figurent parmi les principales actions posées. Ces dernières ont permis une réduction de l'effectif de 133 personnes/année, une diminution d'environ 28 000 heures supplémentaires et une baisse des dépenses diverses (formation, publicité, revues et publications, télé avertisseurs, téléphones cellulaires, etc.). M. Fortin est particulièrement fier du travail qui a été accompli et des résultats qui ont été atteints, puisqu'au total, ces mesures ont permis de dégager 7,7 M $ d'économies récurrentes.

Restructuration de l'entreprise
En plus des compressions identifiées précédemment, la direction a entrepris en août une démarche de réorganisation dans le but d'alléger les structures, de les rendre plus efficaces, moins coûteuses, centrée sur l'amélioration du service à la clientèle, compatibles avec la gestion en concertation et le travail d'équipe. La nouvelle structure, mise en place en décembre dernier, comprend 28 unités administratives comparativement à 50 dans l'ancienne; elle reflète une réduction de 250 postes. Comme les employés bénéficient de la sécurité d'emploi jusqu'en janvier 2000, l'entreprise a mis en place à l'intention des employés dont le poste est aboli, un programme spécifique d'indemnité de départ ainsi que des mesures d'accompagnement personnelles et professionnelles tout au long de cette démarche de transition.

Amélioration du service
Les membres du Conseil d'administration ont convenu de répartir l'excédent de 21,3 M $ de la façon suivante, soit 12 M $ au financement des dépenses de 1998 comme le prévoyait le budget; et 9,3 M $ au financement du programme d'indemnité de départ et à l'ajout d'heures de service en surface. Cette dernière décision vise à corriger les inconvénients qu'Interligne a pu occasionner dans certains secteurs et à répondre à la hausse de l'achalandage "que nous souhaitons tous voir se poursuivre en 1998", a conclu M. Ryan.

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