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Liste des communiquésLa STM approuve
un règlement demprunt de 101, 7 M$
autorisant le financement dun système automatisé
de vente et de perception
Montréal, le 16 avril 2002 Les
membres du Conseil dadministration de la Société de transport de Montréal ont
approuvé aujourdhui un règlement demprunt de 101,7 M$ autorisant le
financement dun système automatisé de vente et de perception pour son réseau
autobus-métro. Cet important investissement permettra de remplacer des équipements
désuets dont certains datent du début du 20e siècle et dassurer un
meilleur contrôle des recettes.
Le président du conseil, M. Claude Dauphin, était particulièrement fier de
présenter ce projet tant attendu, "un projet de modernisation dont pourront
bénéficier directement les clients, les employés et lentreprise, puisquil
vise plus précisément à améliorer et à simplifier le processus dachat et
dutilisation des titres pour la clientèle; à améliorer la perception et la
sécurité des recettes; à accroître la performance des opérations et la flexibilité
tarifaire."
Remplacer un système désuet et vulnérable
En se basant sur une série détudes et danalyses, la STM fonde ses besoins de
modernisation sur les trois constats suivants : les équipements actuels sont
désuets; le système est très vulnérable au vol et à la fraude et le processus de
ravitaillement et de conciliation est coûteux et peu performant.
M. Jacques Fortin, directeur général, a admis quactuellement, certaines
opérations de perception sont difficiles : "il existe une quarantaine de titres de
transport dont la majorité sont validés visuellement, les systèmes ne fournissent
aucune preuve de paiement, les boîtes ne calculent pas largent, les clients peuvent
se procurer autant de correspondances quils le désirent, les titres sont facilement
reproductibles, si le changeur nest pas disponible, les tourniquets sont
déverrouillés, etc. Malgré les mesures de contrôle que nous avons renforcées, les
blitz de surveillance que nous menons régulièrement et les campagnes de sensibilisation
que nous réalisons, nous perdons des revenus." Selon la STM, les faiblesses du
système pourraient être la source dun manque à gagner évalué entre 20 M$ et 25
M$ par année.
Du carton à la puce
Pour pallier ces problèmes, la STM a retenu une solution basée sur la production
dune preuve de paiement que le client devra conserver tout au long de son
déplacement. Pour la mettre en place, elle privilégie lautomatisation de la vente
et de la perception des titres de transport tout en maintenant le cadre actuel de
tarification avec droit de correspondance intégré. Elle opte donc pour
lintroduction, vers la fin de 2004, de la carte à puce sans contact - déjà en
usage, entre autres, à Chicago et en France qui pourra supporter tous les titres.
Son usage sera obligatoire pour les personnes qui bénéficient du tarif réduit ainsi que
celles qui se procurent des titres mensuels et hebdomadaires à tarif ordinaire. Cette
carte intelligente intégrera aussi la carte didentité qui donne droit au tarif
réduit. Le paiement en argent sera maintenu. Quant aux utilisateurs occasionnels, ils
pourront acheter une carte magnétique sur laquelle seront transférés les tickets
unitaires et en lisière à tarif ordinaire. Selon M. Fortin, "le nombre de supports
de titres passera alors de 40 à 2, ce qui facilitera grandement le travail de perception
et la vie des clients".
Des équipements modernes et automatisés
Pour accueillir cette technologie, la STM doit remplacer dans ses autobus ses
1 597 boîtes de perception actuelles (dont certaines datent de 1905) par des
boîtes automatisées qui valident à la fois la carte à puce, la carte magnétique et
les pièces de monnaie; ces boîtes encodent et inscrivent la preuve de paiement; elles
fournissent les correspondances et enregistrent la transaction.
La STM doit aussi changer 425 tourniquets dentrée dans les stations de
métro par des tourniquets plus modernes qui effectueront les mêmes fonctions que les
nouvelles boîtes à lexception du décompte automatique de largent.
Évidemment, les distributrices de correspondance actuelles vont disparaître du réseau
étant donné que des émettrices seront intégrées aux nouveaux équipements.
Des améliorations concrètes pour la clientèle
Parmi les nouveautés, notons aussi que près de 130 distributeurs seront installés dans
les stations afin dassurer la disponibilité des titres en tout temps. Les clients
pourront acheter un ou plusieurs titres en même temps et payer en argent, avec leur carte
de débit et possiblement avec leur carte de crédit. Les changeurs continueront de vendre
des titres payables en argent comptant et pourront recharger la carte à puce. De plus, la
STM prévoit doter les quelque 500 agences avec qui elle fait affaire, de terminaux grâce
auxquels elles pourront vendre des titres (carte magnétique et rechargement sur carte à
puce).
Enfin, limplantation dun système de gestion de linformation,
qui sera partagé avec les autres réseaux de transport de la grande région de Montréal,
favorisera une mise en commun des façons de faire tout en permettant des économies
significatives.
La coordination des efforts
Afin de concerter les efforts, une structure de partenariat a été mise en place et a
débouché sur la signature dun protocole dentente, en juin 2001, entre la
STM, le Réseau de transport de Longueuil, la Société de transport de Laval et
lAgence métropolitaine de transport. Sept CIT (conseils intermunicipaux de
transport) ont également manifesté leur intention dy adhérer. Par ce protocole,
les partenaires ont confirmé leur intention de procéder à lachat regroupé des
équipements, dutiliser le même système central, de donner une apparence commune
à la carte à puce puisquelle pourra supporter les titres des différentes
sociétés.
Les prochaines étapes
Selon léchéancier du projet, lappel doffres sera lancé en juin 2002
et le contrat devrait être octroyé en février 2003. La STM prévoit tester des
prototypes vers la fin de 2003 et faire la mise en service vers la fin de 2004.
Un investissement essentiel
M. Dauphin a conclu en disant "que linvestissement de 101,7 M$, incluant les
frais financiers, peut sembler imposant à première vue, mais quil est essentiel si
la STM veut pallier le manque à gagner relié au processus actuel de vente et de
perception. Avec une récupération de 70 % par année, a-t-il précisé, le système va
se payer en cinq ans. De plus, la flexibilité du système va nous permettre de rendre
plus attrayant le transport en commun et den augmenter lachalandage." |