Informations complémentaires à la tarification

Informations complémentaires à la tarification

La Société établit son indexation tarifaire en fonction de plusieurs critères, dont celui de maintenir la part des recettes-voyageurs et des revenus autonomes au voisinage de 50 % de son budget d’exploitation. Sont également prises en considération les indexations tarifaires des autres sociétés de transport de la région ainsi que l’impact d’une hausse tarifaire sur l’achalandage. De plus, un balisage est effectué annuellement afin de s’assurer que les tarifs de la Société demeurent parmi les plus bas au Canada et en Amérique du Nord. Parmi les autres critères qui font partie de la réflexion tarifaire, notons les indices des prix à la consommation (IPC Montréal) et aux transports, l’amélioration de l’offre de service et les investissements nécessaires au renouvellement de ses actifs.

Entre 2008 et 2016, le coût d’un titre de transport mensuel aura augmenté en moyenne par année de 3,2 % pour le tarif ordinaire et de 4,8 % pour le tarif réduit. Or, si l’on considère l’augmentation annuelle moyenne de l’indice des prix à la consommation à Montréal pour cette période, la hausse réelle n’est que de 1,5 % pour le tarif ordinaire et de 2,6 % pour le tarif réduit. La hausse plus marquée du tarif réduit permet d'atteindre l'objectif fixé par le conseil d'administration de ramener à 40 % le rabais offert à la clientèle du tarif réduit.

Alors que l’indice des prix à la consommation dans la région de Montréal se situe autour de 2 % par année, l’indice spécifique des prix du transport est plus variable puisqu’il est tributaire du prix de l’essence, lui-même plutôt volatil au cours des dernières années. Lors de la réflexion tarifaire, la STM utilise la tendance des deux indices comme un des critères à considérer pour l’indexation des tarifs. Au 30 avril, l'indice des prix à la consommation (IPC) se situait à 1,3 %.

Entre 2008 et 2015, l’offre de service de la STM a augmenté de 9,5 % pour atteindre 161,8 millions de kilomètres. En 2016, l'offre de service côté bus augmentera de 1,1 millions de kilomètres tandis que 1,3 millions de kilomètres seront ajoutés côté métro, ce qui portera le nombre de kilomètres parcourus à 164,2 millions. Par ailleurs, d’ici 2018, 52 nouveaux trains AZUR, composés chacun de neuf voitures, seront mis en service dans le réseau.

Trop cher, le transport collectif à Montréal?

Pourtant, lorsqu'on compare le coût d'un titre mensuel en 2016 dans les grandes villes canadiennes et dans la région métropolitaine, c'est à Montréal qu'on trouve le titre mensuel le moins cher, qu'il s'agisse du tarif ordinaire ou du tarif réduit. Il faut également moins d'heures de travail au salaire minimum à un Montréalais pour acquérir son titre de transport.

La STM doit investir massivement pour maintenir et renouveler ses actifs. Parmi les grands projets qu’elle a actuellement à réaliser, on dénombre des travaux d’entretien majeurs dans les 68 stations du réseau, l’achat de plus de 450 nouvelles voitures de métro ainsi que les travaux nécessaires dans les différents centres de transport pour accueillir et entretenir les nouveaux bus qui s’ajouteront à la flotte au cours des prochaines années.

 
 

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