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Rapport annuel 2003

Page couverture du rapport annuel 2003 de la STMMessage des dirigeants
Assurer l'avenir du
transport en commun

En cette année de renouvellement des conventions collectives, la STM a réussi à s’entendre avec les syndicats représentant les chauffeurs, les employés de bureau, les professionnels et les employés d’entretien. Des ententes de quatre ans ont été conclues et respectent le cadre de négociations approuvé par les membres du conseil d’administration.

Les événements de 2003, en particulier la grève des employés d’entretien en novembre, ont démontré que le transport en commun joue un rôle déterminant dans l’économie de la région métropolitaine et que pour des milliers de personnes – travailleurs, étudiants, personnes âgées – il demeure le seul moyen de se déplacer (33 % de la population montréalaise ne possède pas de voiture).

Pour pallier les inconvénients que la grève a fait subir à la clientèle du 17 au 23 novembre, les membres du conseil d’administration ont accepté de verser une compensation à la clientèle, une première à la STM. Les clients pouvaient donc se prévaloir d’une réduction de 5 $ ou de 2,50 $ à l’achat d’un titre de transport, une mesure qui a été très bien accueillie.

Malgré l’espoir que nous fondions, la problématique du financement du transport en commun n’est toujours pas réglée. Différentes actions ont été menées pour convaincre les paliers de gouvernement de l’importance d’allouer de nouvelles sources de revenus aux sociétés de transport, mais aucune mesure concrète n’a encore été prise. Pour pallier le manque à gagner de 18 M$, la ville a augmenté sa contribution de 6 M$, la STM a réduit ou reporté des dépenses pour un montant de 6 M$ et s’est vue dans l’obligation d’imposer une deuxième hausse de tarifs en juillet pour augmenter ses revenus de 6 M$. Ces décisions ont été déchirantes car elles ont un effet néfaste sur l’achalandage et sur la satisfaction de la clientèle. Pis, elles favorisent l’automobile qui ne cesse de gruger les parts de marché du transport en commun.

Claude Dauphin

Pierre Vandelac

Si rien n’est fait, cette situation n’ira qu’en s’aggravant car les besoins en investissements pour les prochaines années sont évalués à quelque 3,3 milliards de dollars. La STM fait face à de grands défis pour maintenir en bon état ses infrastructures et moderniser ses équipements dont un bon nombre ont dépassé leur durée de vie utile. Le métro a été inauguré en 1966 et nécessite une cure de rajeunissement pour demeurer aussi fiable et sécuritaire. Il en va de même des installations qui servent à l’entretien majeur des autobus.

En 2003, la direction a entrepris de dresser le portrait de la situation, d’évaluer les besoins puis d’élaborer un plan d’affaires pour les cinq prochaines années. Ce plan présente très bien ce que la STM s’engagerait à faire pour améliorer les services et développer le transport en commun si elle bénéficiait d’un financement adéquat. Il montre aussi l’implacable réalité à laquelle elle sera confrontée si elle ne dispose pas de l’argent nécessaire pour investir dans son réseau.

Malgré ce contexte d’incertitude, nous avons poursuivi notre mission en offrant un service efficace, fiable et sécuritaire au meilleur coût possible. Au Réseau des autobus, 99 % du service planifié a été livré; au Réseau du métro, le nombre de déplacements retardés de plus de quatre minutes a diminué légèrement comparativement à l’année dernière et ce, malgré la désuétude des équipements. Des lignes d’autobus ont été créées ou améliorées afin de mieux répondre aux attentes des clients, des taxis collectifs ont été mis en service, 11 lignes d’autobus régulières ont été ajoutées au réseau accessible portant à 93 le nombre de lignes que peuvent utiliser les personnes se déplaçant en fauteuil roulant, des outils d’information à la clientèle plus performants ont vu le jour et de grands projets ont continué de progresser dont le nouveau système de vente et de perception qui doit être implanté à la fin de 2006.

La bonne gestion de la STM a encore été reconnue par les agences de notation Standard & Poor’s et Dominion Bond Rating Service (DBRS) qui lui ont respectivement accordé les cotes de crédit A + et A - 1 selon le type de titres financiers et A (élevée) pour sa dette à long terme.

Les résultats que nous avons produits dans un contexte particulièrement difficile démontrent bien la capacité de faire de la STM. Ils témoignent de l’engagement des administrateurs, des gestionnaires et des employés à réaliser notre indispensable mission. Imaginons ce que l’équipe pourrait faire si elle disposait des ressources nécessaires pour devenir encore plus performante... Nous espérons que les différents paliers de gouvernement nous donneront les moyens de nos ambitions et prendront prochainement des décisions qui assureront l’avenir du transport en commun.

 


Version intégrale du Rapport annuel 2003

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