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Monsieur Jean Drapeau est élu maire de la Ville de Montréal en 1960. Le programme de son parti prévoit la construction d'un métro. Dès le 1er août 1960, plusieurs services municipaux reprennent les études en vue de la construction éventuelle d'un métro. Quelques mois plus tard, le 3 novembre 1961, le Conseil municipal de Montréal vote des crédits s'élevant à 132 millions de dollars pour construire et équiper un réseau initial de 16 kilomètres de longueur. Ainsi, après 51 ans de congestion urbaine, de reports et d'études de toutes sortes, la décision de construire un métro est enfin prise. Comme on l'a vu dans les précédents articles de cette série, depuis les premiers projets de voies souterraines, la majorité des études recommandait en priorité l'établissement d'une ligne nord-sud, à l'est du Mont-Royal, qui passerait éventuellement dans le quartier des finances près de la rue Saint-Jacques et d'une autre, est-ouest, qui longerait l'axe de la rue Sainte-Catherine. Le réseau initial n'est pas allé à contre-courant des études antérieures. Celui-ci prévoyait la construction de deux lignes, soit de Crémazie à Place d'Armes et de Atwater à Frontenac. Les travaux de construction débutent le 23 mai 1962. Or, Montréal apprend, en novembre 1962, qu'elle sera l'hôte de la fameuse Exposition universelle en 1967. Dès le 6 août 1963, pour répondre à la demande anticipée de déplacements pour l'Expo 67, la décision est prise de prolonger la ligne 2 à ses extrémités, en ajoutant les stations Sauvé et Henri-Bourassa au nord ainsi que Square Victoria et Bonaventure à l'ouest, et d'ajouter une ligne au réseau initial. Ce sera la ligne numéro 4, entre Berri-de-Montigny et Longueuil. C'est un peu une surprise car depuis l'ouverture du pont Jacques-Cartier en 1931, aucune des études réalisées ne suggérait l'établissement immédiat d'une ligne dans cette direction. Il est intéressant de noter que cette ligne numéro 4 prendra la place de la ligne numéro 3, laquelle devait aller vers le nord ouest de la Ville, en utilisant les voies ferrées et le tunnel du Canadien National sous le Mont-Royal. Ce projet n'a finalement jamais été réalisé. Au total, le coût des trois premières lignes s'est élevé à 213,7 millions de dollars. Pour leur réalisation, 105 contrats ont été attribués dont le plus important (45,5 millions de $) est allé à la Canadian Vickers pour l'étude de la fabrication, la construction et la livraison des voitures de métro. Au plus fort des travaux, la construction génère quelque 5000 emplois directs et indirects. Aux chantiers du métro dans les années 1960, s'ajoutent plusieurs autres projets d'envergure notamment ceux de l'Expo 67 et du tunnel Louis-Hippolyte Lafontaine. Pour les travailleurs et l'économie en général, c'est la manne.
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