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Pour diffusion immédiate
Les partis doivent s’engager à rattraper le retard pris en matière de transport en commun
Montréal, le
14 juin 2004 – Les neuf président(e)s des sociétés de
transport en commun du Québec profitent de la campagne électorale
fédérale pour demander aux quatre chefs de partis politiques fédéraux de
prendre des engagements significatifs et spécifiques pour le
développement du transport en commun.
De fait, l’engagement des partis fédéraux pour le transport collectif
occupe non seulement une place modeste au sein de leur programme
électoral, mais il est étonnamment identique : toutes les formations
proposent de financer le transport en commun par le biais d’un retour de
la taxe fédérale sur l’essence. Bien qu’il s’agisse d’une proposition
intéressante, elle exige d’importantes précisions.
« Les besoins en matière d’infrastructures municipales sont
gigantesques. Au Québec, le Conference Board du Canada les évalue à près
de 18 milliards $ pour les quinze prochaines années. Plus spécifiquement
en matière de transport en commun, les besoins québécois dépassent les 5
milliards $ pour le maintien des installations actuelles et le
développement des services au cours des dix prochaines années » a
déclaré le président de l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ),
monsieur Lawrence Cannon.
C’est pourquoi les neuf président(e)s demandent aux quatre partis
politiques fédéraux de s’engager à :
-
Entamer, au lendemain de
l’élection fédérale, les négociations devant mener à une entente avec le
Québec et les provinces sur le partage des revenus de la taxe fédérale
sur l’essence, dont une partie significative devrait être réservée
spécifiquement au transport en commun;
-
Mettre en place un réel programme
fédéral-provincial d’investissements dédié au transport en commun;
-
Mettre en place des incitatifs
fiscaux pour les usagers du transport en commun et les employeurs;
-
Adopter un programme de soutien à
l’innovation technologique et/ou aux initiatives environnementales en
collaboration avec les provinces;
-
Assurer un soutien financier à la
promotion du transport en commun.
Au Canada, les usagers du
transport en commun assument en moyenne plus de 60 % des coûts
d’exploitation des réseaux. Cette réalité a pour effet de confiner les
sociétés de transport à des fonds limités qui les empêchent d’élargir
leur réseau et d’accroître leur capacité à rivaliser avec l’auto solo.
Qui plus est, les investissements gouvernementaux en matière de
transport en commun ont chuté depuis 1996, si bien que le Canada a pris
un net retard par rapport à l’Europe. À Montréal, les investissements
totaux représentent 0,2 % du produit intérieur brut (PIB), tandis que
cette proportion est de 0,5 % à Athènes, 1% à Berlin et 1,5 % à Londres.
Le transport en commun est pourtant un service public indispensable. Il
assure la mobilité de millions de travailleurs, d’étudiants, de
personnes à faible revenu et de personnes âgées, contribue au
développement durable et à la santé de nos collectivités, et constitue
un outil efficace pour répondre à des enjeux cruciaux comme l’atteinte
des objectifs du protocole de Kyoto.
L’Association du transport urbain du Québec (ATUQ) représente les neuf
sociétés de transport en commun du Québec, à savoir Montréal, Québec,
Lévis, Laval, Longueuil, l’Outaouais, Trois-Rivières, Saguenay et
Sherbrooke. Créée en 1983, son mandat est d’assurer la promotion du
transport en commun et la défense des intérêts de ses membres auprès des
partenaires de l’industrie et des différentes instances
gouvernementales. À eux seuls, les membres de l’ATUQ desservent 52 % de
la population du Québec, soit près de quatre millions de personnes.
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| Source : |
Virginie Cousineau
Responsable des communications et de la recherche
Association du transport urbain du Québec (ATUQ)
Téléphone : 514 280-4640
Télécopieur : 514 280-7053 |
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