Pour diffusion immédiate
Le transport en
commun au Québec, souffre dun sous-financement chronique.
Le Ministre Ménard doit y remédier, et vite !
Montréal, le 18 décembre 2002
À la veille du dépôt des rapports des trois mandataires, désignés le 8 juillet
dernier par le Ministre des transports pour recommander au gouvernement les mesures
permettant de " jeter les bases dun nouveau financement du transport en
commun équilibré, efficace, durable et équitable ", le président de
lAssociation du transport urbain du Québec, monsieur Jean-Jacques Beldié, tient à
ce que la cause du transport en commun soit bien entendue et que le gouvernement agisse
promptement pour régler la crise du financement du transport collectif.
" Nous avons collaboré en toute confiance avec les trois
mandataires, tout au long du processus de consultation, il est temps de passer à
laction ", dit monsieur Beldié, porte-parole des neuf sociétés de
transport en commun du Québec. Nous offrons des services sur le territoire des neufs
grandes agglomérations urbaines québécoises (soit 4,545 km2), à plus de 52%
de la population totale du Québec. Nous gérons des budgets de plus de 1 milliard de
dollars, et employons près de 11,000 personnes. Mais surtout le transport en commun
apporte une contribution indispensable à la vie économique et sociale des québécois,
à lamélioration de la qualité de vie et de lenvironnement.
" Le transport en commun doit être une priorité, son rôle
stratégique, sa contribution doivent être soutenus et reconnus, par un financement
adéquat ", dit le président de lATUQ.
Or si le statu quo persiste, le cadre financier actuel (même indexé
au coût de la vie) ne permet même pas le maintien des services offerts par les neuf
sociétés.
Comment peut-on seulement penser développement ? Comment pourra-t-on
répondre aux besoins et attentes créés en regard du transport en commun par le
Protocole de Kyoto (qui vient tout juste dêtre ratifié par Ottawa), le plan
daction face aux changements climatiques, les plans de transport adoptés par le
gouvernement du Québec, etc, etc ? " Impossible, tout à fait
impossible ", répond monsieur Beldié. " Il nous faut un engagement
ferme de lÉtat dans le financement du transport en commun, il nous faut de
nouvelles sources de revenus, il nous faut une hausse des investissements, pour faire en
sorte que le transport en commun soit à la hauteur des attentes de la communauté qui
veut (tous nos sondages le disent) un transport en commun accessible, ponctuel,
sécuritaire et efficace.
Entre 1995 et 2001, lachalandage a augmenté de près de 8% pour
lensemble des sociétés de transport, les chiffres parlent deux-mêmes.
Selon une étude du Département des transports américain, chaque
dollar investi en transport en commun génère 4$ ou 5$ pour la société. Il est temps
quon le reconnaisse, investir dans le transport en commun, ça rapporte, et ça
rapporte gros.
" Cest un cri du cur que nous lançons au
gouvernement du Québec, et plus particulièrement à son ministre des transports,
monsieur Ménard ", conclut monsieur Beldié, " avec les rapports des
mandataires en mains, vous avez tous les outils nécessaires pour régler la crise du
financement du transport collectif, nous comptons sur vous, ne nous décevez
pas ".
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| Source : |
Monique Léveillé
Secrétaire générale de lAssociation du transport urbain du Québec
Téléphone : 514.280.4640
Télécopieur : 514.280.7053 |
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